Ile-de-France : un vaste réseau de trafiquants de voitures volées démantelé

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Ile-de-France : un vaste réseau de trafiquants de voitures volées démantelé
Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi plus de 40.000 euros en liquide, un pistolet automatique et du matériel de faussaire. (Illustration)@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Les escrocs se présentaient chez des concessionnaires avec un dossier de demande d'achat en leasing, monté grâce à des documents falsifiés.

Un vaste réseau de trafiquants de voitures volées a été démantelé mardi en région parisienne, après plus d'un an et demi d'enquête, ont indiqué vendredi des sources policières.

Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) ont interpellé vingt personnes, dont les deux chefs du réseau, âgés 29 et 30 ans et connus pour des faits de moyenne délinquance. Voleurs, receleurs, lieutenants, petites mains mais aussi faussaires... "Tout le réseau est tombé", a assuré la même source. Y compris un homme âgé de 69 ans et connu pour être un faussaire de renom.

Un préjudice estimé à 1,2 million d'euros. Les voitures étaient soit volées de manière classique, soit achetées frauduleusement. Les escrocs se présentaient chez des concessionnaires avec un dossier de demande d'achat en leasing, monté grâce à des documents falsifiés: fausses pièces d'identité, faux contrats de travail, etc. Les crédits n'étaient ensuite jamais remboursés et les voitures très vite revendues. "Près de 70 véhicules ont été volés", a dit une source policière, la plupart du temps des voitures "de moyenne gamme", d'une valeur de 20.000 à 30.000 euros et notamment de marque allemande comme Audi ou BMW. Le préjudice est estimé à 1,2 million d'euros, au détriment des assurances, des sociétés de financement de crédit ou des concessionnaires.

Plus de 40.000 euros en liquide saisis. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi plus de 40.000 euros en liquide, un pistolet automatique et du matériel de faussaire. Trois appartements, d'une valeur totale de 200.000 euros, ont également été saisis. Parmi les 20 hommes interpellés, 13 ont été mis en examen par le parquet de Nanterre. Deux d'entre eux ont été incarcérés. L'affaire a été menée par l'OCLCO et l'Office centrale pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).