Gers : la mosquée d'Auch ravagée par les flammes

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Gers : la mosquée d'Auch ravagée par les flammes
@ AFP
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Un incendie a lourdement endommagé la mosquée d'Auch, dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête a été ouverte pour déterminer s'il s'agit d'un accident ou d'un acte criminel.

La mosquée d'Auch a été détruite à 70%, dans la nuit de samedi à dimanche, entraînant même l'effondrement du toit. Le feu, qui s'est déclaré vers 3h30 du matin dans ce bâtiment vide n'a pas fait de victime, ont dit les pompiers. Une enquête a été ouverte pour déterminer s'il s'agit d'un accident ou d'un acte criminel, a annoncé le procureur de la République Pierre Aurignac. 

La salle de prière endommagée. "Les habitants ont immédiatement appelé les pompiers, qui se sont rendus sur place 10 minutes plus tard. L'incendie a été maîtrisé au bout d'une heure et quart environ", a rapporté au micro d'Europe 1, Christian Guillard, secrétaire général de la préfecture du Gers, qui a également précisé que "la salle de prière, qui fait environ 250m², a été endommagée". "Des travaux liés à l'agrandissement du lieu de culte étaient en cours et le feu a pris à proximité de cette zone, dans un salle menant à la salle de prière", a indiqué, quant à lui, le procureur Aurignac. 

Un incendie à l'origine indéterminée. L'identité judiciaire de Toulouse a été convoquée et un expert doit être chargé en début de semaine d'aider à déterminer les causes du sinistre. "On n'a pas d'explication particulière sur le départ du feu", a concédé le procureur de la République. Le magistrat estime qu'"il n'y a pas de raison" que l'acte soit d'origine criminelle et "on ne peut pas dire sur Auch qu'il y ait des tensions communautaires". Toutefois, "je voudrais tirer ça au clair étant donné le contexte des événements récents en matière de terrorisme islamiste", a expliqué Pierre Aurignac alors qu'un Marocain au profil d'islamiste radical est interrogé au siège de l'antiterrorisme à Levallois-Perret, après qu'une tuerie a été évitée de justesse dans un Thalys Asmterdam-Paris, vendredi soir.



Cazeneuve fait part de son soutien. "L’enquête ouverte sous l’autorité du parquet devra déterminer les causes exactes de ce sinistre. Les premières constatations conduisent cependant à ne pas écarter d’emblée son origine malveillante", a déclaré de son côté, dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a assuré "son entier soutien à la communauté musulmane". 

Des lardons lancés contre la mosquée. Il y a quelques mois, le lieu de culte avait été visé par des inconnus qui avaient jeté des lardons par-dessus son portail, a rappelé le procureur, qualifiant l'acte de "blague de potaches". L'incident s'était produit peu après les attentats à Paris, en janvier dernier, contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Casher qui ont fait, au total, 17 morts.