Explosion de Rosny-sous-Bois : une marche commémorative pour les victimes

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Explosion de Rosny-sous-Bois : une marche commémorative pour les victimes
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Une plaque en hommage aux victimes de la tragédie a été dévoilée par Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur.

Il y a un peu plus d’un, une explosion détruisait un immeuble de Rosny-sous-Bois, faisant causant huit morts et des dizaines de blessés. Aujourd’hui, les victimes - qui n’ont aucune nouvelle sur l’avancée de l’enquête en cours et dont les indemnisations sont au point mort - se disent "oubliées" par la justice. Samedi, une marche commémorative a été organisée par la mairie.

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur et Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, étaient présents pour dévoiler une plaque en hommage aux victimes de la tragédie, sur le lieu de l’explosion. Valérie Pécresse, élu parisienne d’opposition et tête de liste aux régionales, était également présente. 



"Nous n'oublierons pas cette tragédie qui en un souffle a emporté huit vies et fait onze blessés", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lors d'une brève cérémonie devant plus de 300 personnes. "La douleur et la peine sont intactes un an après et je veux dire la compassion du gouvernement" aux proches des victimes, a ajouté le ministre, en exprimant sa "gratitude" et son "immense reconnaissance" aux services de secours et particulièrement aux 200 pompiers mobilisés ce jour-là.

"L’explosion a été énorme". "Je sais que cette année a été très chargée en drames collectifs. Mais ma mère est décédée et je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas qui est responsable. Pendant deux mois j’ai été en fauteuil roulant, ensuite j’ai été en béquille, mon état n’est toujours pas consolidé. Et mentalement, je revis le drame tous les soirs. Tout ce que je sais, c’est que l’explosion a été énorme. Ça a été instantané. J’ai attendu 2h30 dans les décombres que l’on m’entende, dans l’inconnu total, ne sachant pas qui était vivant, qu’est-ce- qu’il se passait. Un an après l’accident, je n’ai pas de réponse. On n’a pas été reçu par le procureur. On n’a pas été informé sur l’état de l’enquête. On ne peut pas se contenter de reprendre notre vie comme ça. On a besoin de réponses", regrettait Alban au micro d’Europe 1, lui qui a survécu à l’effondrement de l’immeuble, protégé par son matelas.