Doubs : un prêtre mis en examen pour viol sur mineur

  • A
  • A
Doubs : un prêtre mis en examen pour viol sur mineur
Le prêtre incriminé relève de l'évêché de Belfort-Montbéliard@ Capture d'écran Google Street View
Partagez sur :

Le prêtre qui nie les faits a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire. Le diocèse l'a suspendu de toutes ses fonctions.

Un prêtre du diocèse de Belfort-Montbéliard a été mis en examen mercredi pour le viol d'un mineur et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Le prêtre a été relevé de ses fonctions. Le religieux de 55 ans a été mis en examen pour des faits de viols anciens mais non prescrits, commis sur un mineur âgé d'une quinzaine d'années, ont indiqué une source proche du dossier et le diocèse de Belfort-Montbéliard, confirmant une information de L'Est Républicain. D'après le quotidien régional, le suspect "nie toute agression, évoquant une simple relation amicale". Il a été laissé libre, placé sous contrôle judiciaire, mais "pour le bien de tous", Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, a "décidé de le suspendre de tout ministère tant que l'enquête n'est pas arrivée à son terme". "Il n'a plus affaire à du public, il n'a plus la responsabilité d'une paroisse et ses anciennes fonctions ont été annulées", a précisé le diocèse. 

L'évêque souhaite que "toute la vérité soit faite". "L'agression qui lui est reprochée est ancienne", note le diocèse dans un communiqué, précisant que le prêtre a été mis en examen "suite à un signalement" de Mgr Blanchet. "S'ils sont avérés, les faits sont d'une grande gravité. Destructeurs, ils atteignent très profondément la victime", a souligné la même source, demandant toutefois que "la présomption d'innocence soit respectée pour le prêtre mis en cause".

L'évêque "souhaite avec force que toute la vérité soit faite dans cette affaire et y apportera tout son concours". L'enquête confiée à la police judiciaire de Besançon se poursuit pour déterminer s'il y a d'autres victimes. Le parquet de Montbéliard n'a pas souhaité communiquer sur cette affaire.