Besançon : huit mois de prison ferme pour avoir extorqué 11.000 euros à un handicapé

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Besançon : huit mois de prison ferme pour avoir extorqué 11.000 euros à un handicapé
La jeune femme avait soutiré 11.000 euros à son bienfaiteur en quelques semaines@ DAMIEN MEYER / AFP
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La jeune femme aurait profité de la faiblesse physique et affective du quadragénaire.

Une jeune femme de 23 ans a été condamnée à 20 mois de prison dont huit ferme pour abus de faiblesse. En avril 2015, elle avait soutiré 11.000 euros à un quadragénaire lourdement handicapé, raconte L'Est républicain, dimanche.

De l'argent contre une présence. En avril 2015, une jeune fille en formation professionnelle présente une amie en difficultés financières à son père handicapé. L'homme tombe immédiatement amoureux d'elle et subvient à ses besoins. "J’avais besoin de compagnie, de soutien affectif", explique-t-il devant le tribunal correctionnel. "Elle ne m’a jamais rien demandé. Je lui ai donné de l’argent parce qu’elle avait des dettes. En contrepartie, elle était présente pour moi. Cela me suffisait", ajoute-t-il. 

11.000 euros en quelques semaines. En quelques semaines, la jeune fille parvient à lui soutirer 11.000 euros grâce aux cartes bancaires et chéquier auxquels elle avait accès. L'homme est ruiné, la jeune femme souhaite partir alors qu'elle lui avait proposé qu'ils vivent ensemble dans un ville proche. La jeune femme assure que son bienfaiteur lui aurait demandé des faveurs sexuelles, ce qu'il nie. La victime finit par porter plainte en mai 2015.

Déjà condamnée pour des faits similaires. L'avocat de l'accusée demande la relaxe de sa cliente qu'il présente comme une victime de sa situation financière. "Deux misères humaines se sont rencontrées. L’une est affective, l’autre est financière. Qui abuse de qui dans ce cas ? Il dit lui-même qu’il savait que cette histoire n’allait pas durer. Il a voulu acheter du bonheur et du rêve. Tout cela a un prix", plaide l'avocat.

Huit mois de prison ferme. Devant le casier judiciaire de l'escroqueuse déjà chargé par des faits similaires, la procureure requiert 12 mois de prison ferme. Le tribunal a retenu l'abus de faiblesse et condamné la jeune femme à 20 mois de prison dont 8 fermes et à rembourser les 11.000 euros reçus.