Assassinats de Magnanville : "une déflagration dans la police nationale"

  • A
  • A
Partagez sur :

Après le double-meurtre de Magnanville, la communauté policière est sous le choc.

INTERVIEW

"Les policiers sont sidérés". Mardi matin, au lendemain du drame de Magnanville où un couple de policiers a été assassiné à leur domicile, Céline Berthon, secrétaire générale adjointe du Syndicat des Commissaires de la Police Nationale, a exprimé sa vive émotion sur Europe 1.

Les familles de policiers inquiètes. Céline Berthon s'est dite avant tout "choquée" et "en colère", "parce que ce commandant de police et sa compagne ont été attaqués parce qu’ils étaient policiers". Le suspect, Larossi Abballa, a attaqué le couple à son domicile. Ce mode opératoire, "complètement nouveau", fait office d'une "déflagration dans la police nationale", souligne Céline Berthon. "On accepte les risques du métier quand on sert dans la police, quand on sert avec l'uniforme. On n'accepte pas d'être poursuivi dans sa vie privée, et on n'accepte certainement pas qu'on s'en prenne à sa famille", s'est émue Céline Berthon. "Les familles sont inquiètes. Elles se demandent si elles vont devoir modifier leur mode de vie", souligne-t-elle.

Un meurtre d'une "infâme barbarie". Si elle s'est refusée à entrer dans les détails, la secrétaire générale adjointe du SCPN a évoqué les conditions "d'une infâme barbarie" dans lesquelles a été tuée la compagne du commandant de police, elle-même fonctionnaire du ministère de l'Intérieur. Le garçon de 3 ans, qui a assisté à cette scène de barbarie et désormais orphelin, sera "entouré par la communauté policière", promet Céline Berthon.