Altercation avec des taxis : un chauffeur de VTC condamné

  • A
  • A
Altercation avec des taxis : un chauffeur de VTC condamné
@ PIERRE ANDRIEU / AFP
Partagez sur :

Ce chauffeur de VTC a été condamné pour avoir utilisé une bombe lacrymogène lors d'une altercation avec des chauffeurs de taxis en grève à Orly.

Les faits se sont déroulés jeudi, à l'aéroport d'Orly. Un chauffeur de VTC de 29 ans a été condamné en comparution immédiate à dix mois de prison, dont six ferme, pour avoir utilisé une bombe lacrymogène lors d'une altercation avec des chauffeurs de taxis en grève.

Un an requis contre lui. L'homme a été condamné sans mandat de dépôt et devrait bénéficier d'un aménagement de peine. Un an de prison ferme avaient été requis contre lui. 

Selon la déposition de la seule victime identifiée, qui n'était pas présente à l'audience, l'homme, connu comme chauffeur VTC, a été reconnu jeudi matin par des grévistes qui lui ont demandé "pourquoi il était là". Il a alors sorti une bombe lacrymogène et "arrosé tous les chauffeurs de taxis" présents, avant d'être interpellé par trois policiers sur place au même moment.

Son avocat évoque la "légitime défense". L'intéressé affirme quant à lui s'être rendu à l'aéroport pour "accompagner un ami" avant de se retrouver nez à nez avec "une soixantaine de chauffeurs" qui l'auraient insulté, menacé de mort et lui auraient craché dessus. Malgré la présence des policiers, il dit avoir été pris de "panique" et a alors utilisé sa bombe lacrymogène, qu'il transporte "toujours" avec lui dans sa sacoche.

Cet homme arrivé à l'audience avec une béquille aurait eu peur d'être frappé à une jambe qui le handicape depuis un accident de la route en 2013. Son avocat parle de "légitime défense". En garde à vue, l'homme, déjà condamné pour des violences, avait ensuite vertement insulté les chauffeurs de taxi, des insultes consignées dans son PV d'audition. Il s'en était ensuite pris aux policiers et à sa propre avocate d'alors. 

Outre ses six mois de prison ferme, ses quatre mois de prison avec sursis sont assortis d'une mise à l'épreuve de deux ans, avec obligation de soins.