Renault se place pour la voiture de demain

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Le zoom éco est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Le groupe vient de racheter les activités recherche et développement d'Intel en France.

Le zoom éco Anne-Laure Jumet. Et le constructeur automobile Renault qui vient d'acquérir des compétences cruciales pour la voiture de demain.

Oui Renault vient d'annoncer le rachat des activités recherche et développement d'Intel en France. Intel le groupe américain, leader mondial des puces électroniques. C'est une opération d'un genre inédit, un constructeur automobile qui vient chercher les compétences chez un géant de l'informatique et ça montre bien la révolution qu'est en train de vivre ce secteur. Je vous donne un chiffre aujourd’hui le logiciel c'est 15 à 20 % de la valeur d'une voiture et bien après 2020, ce sera plus de 50 % voilà ce qu'explique le numéro deux de Renault.  Avec cette opération, le groupe de Carlos Ghosn se dote d'une équipe de 400 salariés à Toulouse et à Sophia Antipolis, des ingénieurs hautement qualifiés, spécialisés dans la connectivité, le multimédia, l'intelligence artificielle. Des compétences essentielles pour développer la voiture de demain, une voiture qui sera hyper connectée, les services vont se développer pour vous permettre de trouver une place de parking, un restaurant dans les environs, connaitre l'itinéraire qui vous fera économiser du carburant. Sans parler de la voiture autonome, la voiture sans conducteur attendue elle plutôt dans 10-15 ans. Au passage, et ce n'est pas rien ce rachat permet de sauver des emplois puisqu'Intel avait prévu de fermer les sites dont on parle. 

 

Une opération qui en cache d'autres les constructeurs automobiles cherchent aujourd'hui par tous les moyens à acquérir des savoir-faire technologiques.

 

Oui, ça passe notamment par le rachat de start-up, le groupe américain Ford va par exemple investir 1 milliard de dollars dans une société spécialisée dans l'intelligence artificielle et la robotique. Général Motors a mis également 1 milliard de dollars sur la table pour racheter une start-up experte du pilotage automatique. Chez les français, les équipementiers ne sont pas en reste Faurecia par exemple s'est associé avec Parrot dans la voiture connectée. C'est une lame de fond et si vous êtes un jeune ingénieur spécialisé dans le logiciel, et bien vous avez l'embarras du choix. Les groupes automobiles ont prévu d'embaucher massivement ce type de profils. BMW va par exemple installer 2000 ingénieurs à Munich sur un campus flambant neuf dédié à la voiture autonome.