Le gouvernement veut plafonner les indemnités aux prud'hommes

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Les experts d'Europe 1 est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Anne Le Gall, Jean-Philippe Balasse et Antonin André font le point sur l'actualité du jour.

Axel de Tarlé, expert économie

Le gouvernement veut plafonner les indemnités au Prud'hommes, dans la future loi El Khomri. Axel, Qu'en est-il exactement ? Combien touche-t-on en moyenne aux Prud'hommes ?

Précisément, Les Echos publient des chiffres qui émanent du ministère de la Justice. Si vous contestez un licenciement, que vous attaquez votre patron aux prud'hommes et que vous gagnez, vous toucherez en moyenne 24.000 euros. Ce sont les indemnités supra-légales, des indemnités qui viennent en plus des indemnités de licenciement classiques, des congés payés, etc. Cela représente en moyenne 10 mois de salaire.

Ce qui est intéressant, c'est que derrière cette moyenne, se cache de fortes disparités. 400 cas ont été passés au crible par les tribunaux : les indemnités sont allées 500 euros à 310.000 euros, ce qui représente un écart de 1 à 100. C'est ce coté loterie que veut corriger le gouvernement. Un plafond d'ailleurs qui sera situé autour des 10 mois de salaire, ce qui est la norme. Le plafond dépendra de votre ancienneté dans l'entreprise.

C'est un vrai motif d'inquiétude pour les patrons ? Est-ce qu'on n'exagère pas un peu quand on parle de la "peur du licenciement" ? 

Non. Il faut savoir que près d'un licenciement sur 3 est contesté (29 %) et se termine aux prud'hommes. Et dans ce cas-là, le patron perd quasiment tout le temps (3 fois sur 4). Je ne veux pas excuser les patrons. S'ils sont condamnés, c'est qu'il y a une raison. Au final, un licenciement reste une procédure compliquée, hasardeuse et très longue : environ 16 mois. C'est pour cela que le gouvernement veut border un peu ces procédures, les rendre plus carrées, plus prévisibles pour qu'elles soient moins traumatisantes (pour tout le monde).

Alex Taylor, expert international

Le groupe Abba s’est reformé cette semaine ! Jusque-là, la seule fois qu’on les a vus ensemble sur une même scène depuis le début des années 80, c’était sous forme de poupées silicone au musée ABBA qui s’est ouvert l’année dernière à Stockholm. Une fois le groupe dissout, ils ont tous vaqué à leurs propres occupations, plus ou moins étranges. Agnetha (la blonde) est devenue une Greta Garbo des temps modernes, vivant sur une île isolée, et Frida c’est guère mieux, exilée en Suisse où elle a fait quelques chansons plaintives à la gloire des Alpes.

Cette semaine Agnetha, Frida, Benny et Björn, se sont retrouvés pendant 20 secondes sur une même scène. A quelle occasion ? L’ouverture du nouveau restaurant de Björn. Il a voulu recréer, par -15° sur l’île de Djurgården à Stockholm, le restaurant grec du film Mamma Mia. Il n’a pas lésiné sur les moyens, entre faux oliviers, bruitage de grillons, moussaka et autre tarama salata, le tout accompagné des versions suédoises de leurs grands tubes.

Le repas, que dis-je, l’expérience, n’est pas donné, 150 euros ! Ils en ont besoin ? Pas du tout – quoique, ils sont assez futés côté sous. Vous savez pourquoi ils portaient des costumes disco aussi excentriques à l’époque ? Pour bénéficier d’une ristourne fiscale prouvant au fisc suédois que ce n’étaient pas des habits de la vie quotidienne. Bref, pas mal de money money money...

Antonin André, expert politique

La primaire des Républicains est lancée. Chacun sort son livre. Chacun fait son tour auprès des Français. Le nerf de la guerre bien sûr, c’est l’argent mais aussi l’exposition médiatique, et là c’est simple il n’y a aucune règle, c’est la loi du plus fort.

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Anne Legall, experte innovation

L'innovation c'est un robot voiturier qui sera testé à partir du printemps à Roissy.

Exactement, il s'appelle Stan. On l'aime déjà car chercher une place de parking quand on a un avion à prendre, ce n'est jamais agréable. Surtout si au final, on se retrouve loin de l'ascenseur au 4e sous-sol. Donc le bonheur, c'est que Stan, lui, récupèrera la voiture dès l'entrée du parking. Vous n'aurez qu'à récupérer les bagages dans le coffre, fermer la voiture et appuyer sur un bouton pour appeler le robot. 

On lui laisse les clés ? Non inutile, car Stan ne s'installe pas au volant. C'est un robot-plateforme qui soulève le véhicule et le transporte sans le faire rouler. Il gare les voitures sans éraflure grâce à des capteurs et cameras. Et il les gare très proches les unes des unes puisqu'on n'a plus besoin d'ouvrir les portières. Donc double jackpot : c'est moins de stress pour les passager et 30% de place de gagnée sur le parking.

Mais comment, il récupère la voiture qui est garée au milieu du parking ? Tout est prévu car ce robot, mis au point par la start-up française Stanley robotics en partenariat ADP depuis un an, est connecté à votre billet d'avion. Il sait quand vous rentrez, et si l'avion a du retard ou pas. Donc grâce à un algorithme très pointu, il va garer les voitures de façon à ce que celles qui sont sur le point d'être récupérées soient toujours près d'un sortie. Ce qui fait que lorsque vous atterrissez, le robot a récupéré votre voiture et vous la retrouvez à l'entrée du parking garée dans le sens du départ.

Ce service sera payant mais très abordable, assure ADP. Les tests démarrent au printemps aux terminaux E et F de Roissy, dans un parking de 30 à 40 places pour commencer. Donc si vous partez en Asie ou aux Etats-Unis cet été, vous pourrez faire le test. Si c'est concluant, le service pourrait se généraliser à Roissy et Orly à partir de 2017.