Les distributeurs automatiques de billets disparaissent de nos communes, Jeux de miroirs d'Eugen O. Chirovici et la pollution

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag pour la consommation

Les distributeurs de billet se sont de plus en plus rare dans les villages et dans certains quartiers de Paris.

Que se passe-t-il ?

Dans les villages, il faut parfois parcourir des kilomètres pour retirer de l'argent.
La raison, c’est la rentabilité. Il faut qu'un distributeur de billets soit rentable.
D'ailleurs, le groupe Caisse d'Épargne-Banque Populaire a réduit le nombre de ses distributeurs automatiques qui n'étaient pas assez fréquentés.

Que veut dire "rentable" pour un distributeur de billets ?

C'est lié au nombre de retraits puisque nous en faisons de moins en moins.
En moyenne, 24,5 retraits ont été effectués en 2014 par personne, un chiffre en baisse par rapport à 2013 d'après le groupement des cartes bancaires.
Le besoin de cash diminue car on paie de plus en plus directement avec sa carte.
Les règlements en terme de sécurité sont très coûteux, la sécurité est maximale et ça pèse pour les banques.
Cela signifie qu'il faut qu'il y ait non plus 3.000 retraits par mois et par distributeur comme c'était le cas il y a quelques années mais 4.000 voire 4.500 retraits par mois pour chaque distributeur.
4.500 retraits c’est 150 personnes par jour sept jours sur sept tout au long de l'année.
Ça peut paraître juste des statistiques mais quand il n'y a pas de distributeurs de billets, c'est toute l'économie qui est touchée. Quand il y a des marchés le week-end et qu’il n'y a pas de distributeurs toute l'économie locale est impactée.

Est-ce que cela va s'accentuer ?

Bien sûr. À cause des paiements sans contact dès le premier euro mais aussi et surtout du téléphone portable. Il y a l'offensive de l'opérateur Orange allié à Apple avec "Orange Cash" : plus de carte bleue, on paye directement avec son Smartphone.
Il y a fort à parier que le téléphone portable aura la peau à moyen terme de la carte bleue et donc des distributeurs de billets et plus généralement des pièces et des billets.


Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Jeux de miroirs d’Eugen O. Chirovici aux éditions Les Escales

Ce matin, vous avez apporté un roman à tiroirs.

À tiroirs et à miroirs, même ! C’est le titre : Jeux de miroirs, aux éditions Les Escales, signé Eugene Chirovici. Nous sommes aux Etats-Unis. Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit. Il en reçoit énormément, mais celui-ci l’intrigue puisqu’il parle du meurtre du professeur de Princeton, Joseph Wieder. Ce fait divers avait défrayé la chronique dans les années 80. Or, le manuscrit est écrit par un homme qui a bien connu le professeur. Et qui raconte sa version de l’histoire ! L’agent littéraire se dit qu’il a potentiellement entre les mains un livre à succès, surtout si l’on apprend qui est le meurtrier à la fin ! Peut-être est-ce une confession. Alors, on lit ce manuscrit avec l’agent littéraire. Ça fait une centaine de pages. Mais au moment crucial… Le manuscrit s’arrête. Il est inachevé ! Je ne vous dévoile rien en vous le disant, il se termine par cette phrase : "J’appelai un taxi. Puis, je partis chez le professeur Wieder en pleine tempête de neige". C’est le soir du meurtre.

Il contacte l’auteur pour en savoir plus ?

C’est ce qu’il fait ! Mais l’auteur vient de mourir ! L’agent littéraire ne veut pas en rester là, il engage un journaliste pour enquêter. Puis c’est un flic à la retraite qui prendra le relais. Je ne vous dis pas pourquoi.
C’est un manège, ce livre, ça donne le tournis ! Et puis, c’est un roman psychologique moderne à plusieurs voix. Mais avec une fin à la Sherlock Holmes. Une vraie fin de polar à l’ancienne. Un conseil : Soyez attentifs aux détails pendant votre lecture.

Un mot de l’auteur ?

Oui. Eugene Chirovici. Il a une cinquantaine d’années. C’était un écrivain à succès en Roumanie, mais seulement là-bas. Un jour, il y a quelques années, il s’installe à Londres et décide d’écrire ce roman en anglais. Résultat : il est publié en Grande-Bretagne. Et il déferle maintenant comme un raz de marée dans 38 pays !

Il est disponible cette semaine en France, Jeux de miroirs donc aux éditions Les Escales.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

À la Une, il n'y a pas que la primaire, les journaux s'inquiètent aussi de la pollution.

Avec cette carte que publie la Voix du Nord ce matin qui met tout le nord de la France en rouge. En gros de la Bretagne à l'Alsace, des Hauts-de-France à la Loire-Atlantique et jusqu'à Rhône-Alpes plus au Sud. Selon la responsable communication du spécialiste qualité de l'air Atmo, le phénomène devrait se prolonger au moins jusqu'à demain. En cause : le chauffage, une masse d'air chargée en particules venue d'Europe de l'Est et l'absence de vent.
Conséquence : dans les Hauts-de-France explique la Voix du Nord, il faut lever le pied : 20 km/h de moins et attention les contrôles, aujourd'hui, seront renforcés.
Vitesse limitée aussi sur la rocade bordelaise, comme le souligne Sud Ouest ainsi que dans la Nièvre, la Marne, la Sarthe ou l'Alsace.
Les villes de Paris et Lyon, elles, en revanche vont plus loin. Attention circulation alternée rappelle le Progrès pour Lyon et Villeurbanne aujourd'hui. Le Parisien de son côté rappelle qu'avec la pollution, en région parisienne, c'est la vignette désormais qui s'impose. Interdiction de circuler pour les vignettes grises !

La personnalité du jour a eu beaucoup, beaucoup de chance.

Ou quand deux euros deviennent des millions dans les mains d'une habitante de Charente-Maritime. Avec cette somme, elle aurait pu voter aux deux tours de la primaire de la gauche, s'acheter Libération ou manger 2 chocolatines. Mais non, elle les a jouer dans la machine numéro 50 du casino de Ronce-les-Bains, entre Royan et Rochefort, vendredi soir. En quelques secondes, tout s'est mis à clignoter et à sonner. En même temps que le jackpot s'affichait : 2.602.754,44 millions d’euros. Du jamais vu dans cet établissement dont les machines sont connectées à l'ensemble des machines du groupe, d'où ce gain record. Le directeur a donc fait un chèque à cette dame, CSG déduite, et elle est repartie un peu sonnée, parait-il. On l'imagine... On ne sait malheureusement rien sur elle. En revanche, depuis vendredi, une chose est sûre : le tabouret de la machine à sous numéro 50 du casino de Ronce-les-Bains est toujours chaud ! Elle est prise d'assaut raconte Aujourd'hui en France ce matin.


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