Primaire de la droite : fin des débats, place aux votes !

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La revue de presse est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse quotidienne revient ce vendredi sur le troisième et dernier débat de la primaire de la droite et du centre, qui a eu lieu jeudi soir.

Ce matin en Une de vos journaux ça n’est pas vraiment l’extase mais tout le monde s’y colle :
La Dépêche du Midi : Un débat sans éclat.
La Croix : La droite à l’heure du choix.
Sud Ouest : Fin des débats : place au vote.
Libération prévient : Programme de la droite : la grande régression.
Et l’Humanité : Les hommes du patronat dans l’ombre de la primaire de la droite.

Primaire

Comme pour les deux autres débats, Aujourd’hui en France note les candidats et se demande qui est le vainqueur. Mais on retiendra surtout les commentaires des entourages : "On s’ennuie". "C’est clair, c’est la cata". Des candidats sur la défensive, qui n’ont pris aucun risque. Et comme c’était le dernier débat, certains crient leur frustration. L’Opinion dresse la liste des sujets oubliés. Fiscalité écologique, enseignement supérieur, pauvreté, intelligence artificielle, crise agricole. Sur le site Figarovox, deux articles démontent les quelques des candidats sur deux sujets cruciaux : éducation et Europe. Mais le but d’une primaire est-il de parler du fond ou de créer une dramaturgie médiatique pour donner l’illusion du choix ?

Réflexions sur le travail

Le numéro quatre de la revue Limite a choisi de s’interroger sur les nouvelles formes du travail. Un sujet sur lequel on aurait aimé entendre en longueur les candidats à la primaire. Le travail est-il ce qui nous définit ? Ne sommes-nous pas comme le devinait déjà en 1987 le penseur Jacques Ellul, placés devant cette alternative : travailler beaucoup pour consommer beaucoup ou bien accepter de consommer moins en travaillant peu. Aujourd’hui, concluait-il, nous voudrions tout cumuler, travailler peu et consommer beaucoup. Il faut lire l’interview de Matthew Crawford, mécano philosophe, auteur de Éloge du carburateur, essai sur le sens et la valeur du travail. "C’est par l’accumulation constante de l’expérience dans certains domaines que l’on acquiert une conscience cohérente et entière de soi-même. Au contraire, l’idée du travailleur flexible suggère que l’on doit être prêt à se réinventer à tout moment. On dit que c’est l’économie qui l’exige. Quand nous utilisons cette phrase, il faut se poser la question des anciens : cui bono ? À qui cela profite-t-il ?" Un bon travail se caractérise par la marge qu’il laisse pour progresser en compétences et en compréhension". Une réflexion sur la modification contemporaine des formes de travail, la perte de dignité des travailleurs et la souffrance qui en résulte. Et derrière cela, du concret. Sur l’usage des robots, sur la possibilité de produire des objets sans détruire des hommes, sur le travail le dimanche, sur l’engagement humanitaire comme travail authentique contre les trafics. Un vrai débat politique, exaltant celui-là.

Du foot

Le magazine So Foot s’interroge ce mois-ci : notre foot amateur forme-t-il vraiment des djihadistes ? Burak Karan était un jeune joueur allemand d’origine turque. Après des débuts prometteurs, il enchaîne les blessures, les frustrations. Il est mort en Syrie en octobre 2013. Dans les textes, l’État Islamique est opposé à tout ce qui touche de près ou de loin au ballon rond. A Raqqa, cinq anciens joueurs du club local ont été exécutés en public. Pour autant, certains dignitaires de Daesh sont de grands fans de foot et ils n’hésitent pas à en jouer dans leur propagande pour attirer certains jeunes. En France, les entraîneurs de clubs amateurs voient de plus en plus de barbes, de joueurs qui prennent leurs douches habillés. Apparition d’une pratique religieuse assidue, qui, pour certains, altère le potentiel de fraternité du sport. Le foot est un vecteur d’intégration et c’est bien cela qu’il faut préserver


Le site Atlantico nous raconte l’idée radicale d’une entreprise chinoise pour développer la productivité de ses salariés. Les canards boiteux sont forcés d’avaler des vers vivants en public. Seule une femme enceinte a eu droit à une dérogation. Un procédé un peu expéditif et légèrement totalitaire. Alors que dans le monde merveilleux du capitalisme libéral, le salarié n’a pas besoin d’avaler des larves. Un peu de management et une bonne dose de culpabilité, des mails qui arrivent sur le smartphone à 23 heures : il trime et il se sent obligé d’aimer ça.