Bruno Le Maire s'achète une virginité politique

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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Loin de la capitale et de sa noblesse d’État, Bruno Le Maire se crée un profil "populaire" en déclarant sa candidature à la primaire depuis Vesoul.

Revue de presse réalisée par Eve Roger

A la Une des journaux ce matin, ça part dans tous les sens. Libération : "Calais, une jungle sans fin" avec une photo triste et grise du camp de migrants, peut-être évacué en partie ce soir. Dans un autre registre, Les Echos : "Pourquoi les prix du pétrole vont rester bas", Le Parisien, lui, s'intéresse au phénomène des mères de plus de 45 ans. Leur nombre a triplé depuis les années 90 et le quotidien alerte en Une : "La mise en garde des médecins" il y a des risques pour les mamans et les bébés. Et puis sur le code du travail, Le Figaro : "Hollande suscite un scepticisme grandissant dans son camp ", tandis que l'Opinion s'amuse "Hollande-Valls Le tango de la réforme"    

Concernant la réforme du droit du travail, la presse ironise ce matin sur la volte face du gouvernement. Après avoir évoqué un possible passage en force via le 49,3 la ministre du travail a été contredite à des milliers de kilomètres de là par le président, ce qui donne en Une du Parisien  ce titre : "Opération déminage" avec une photo cocasse de Valls, Macron et El Khomry en visite à Mulhouse casques sur la tête, lunettes de protection et surtout mine sinistre du premier ministre. Alors les éditorialistes critiquent la méthode, toutes sensibilités confondues, ce qui en fait tout le piquant. Entre Michel Guilloux, dans l'Humanité pour qui "arrogance et fébrilité sont dans un bateau"   et le libéral Nicolas Beytout dans l'Opinion... pour qui, "la marche arrière est enclenchée". L'éditorialiste est très déçu : "l'espoir aura été de courte durée, dit-il, avec tout ce beau monde sur le reculoir, les débats parlementaires promettent malheureusement un joli bond en arrière."    

L'homme du jour maintenant.

On ne voit que lui, un véritable as de la com'. Pas un journal sans sa photo : Bruno Le Maire. le député de l'Eure déclare sa candidature ce soir à la primaire de la droite, à Vesoul. Tous les journaux posent la même question : pourquoi Vesoul ?  Et c'est la réponse du Monde qui est la plus convaincante. Vesoul, parce ce que c'est loin de Paris, loin des ministères, loin de cette noblesse d’État dont pourtant Le Maire est issu. L'idée est de s'acheter une virginité politique, d'incarner le renouveau avec un slogan et une rime un peu facile "Le renouveau, c'est Bruno". Renouveau ou pas, le jeune candidat de 46 ans fait comme les autres : il tacle ses adversaires les plus âgés : Juppé, Sarkozy, Fillon... Il les accuse de vouloir gérer leur fin de carrière alors que lui a de "nobles ambitions" : "moi, j'ai encore plein de rêves, dit-il, que c'est bon de se lever le matin et de vouloir diriger le pays...

Un couple que la police a longtemps pris pour des terroristes.

Le Parisien raconte cette histoire rocambolesque. Le soir des attentats du 13 novembre un jeune homme parisien et une femme venue de Belgique ont passé toute la soirée à quelques mètres des terroristes seulement  comme s'ils les suivaient, d'abord à côté du stade de France, puis vers 21h30 près des terrasses du 11ème arrondissement  et enfin, à Barbes vers 22h, où se trouve alors Salah Abdelslam.    

Comment le sait on : leurs portables ont parlé ! La police n'a aucun doute à cette époque, c'est bien un commando bis, en clair deux terroristes...     Après le week end, la jeune femme revient en Belgique, le jeune homme reste à Paris. La police les surveille un moment, puis les convoque et là, rien... La jeune femme est une prostituée qui avait décidé de passer le week-end à Paris en amoureux, avec son ami, un jeune parisien de 26 ans sans histoire...   

Aucun projet terroriste là-dedans, leur circuit ce soir là n'est que pure coïncidence, et Le Parisien de conclure : l'affaire est close, ce n'est plus un sujet.   

Par contre , le terrorisme au quotidien, ce n'est pas une blague en Israel.

Effectivement, la Croix revient ce matin sur les attaques palestiniennes au couteau, cette nouvelle forme de terrorisme qui terrifie la société israélienne. Depuis octobre 2015 il y a eu 230 attaques, soit 27 tués, et au moins 300 blessés israéliens. L’intérêt de cet article consiste à rassembler deux points de vue. Côté israélien : la peur, en particulier pour ceux qui habitent Jérusalem. Côté palestinien : le désarroi des parents parce que la plupart des auteurs ont moins de 20 ans. Des enfants qui ont décidé de jouer les héros. La Croix rapporte le cas d'une jeune fille de 16 ans dont le père a découvert à la télévision, un jour de novembre, que son ado n'était pas en classe près de Ramalah mais à Jérusalem, armée de couteau et de ciseaux. Elle a blessé un homme de 70 ans dans un marché juif sans aide ni soutien logistique. Ce spécialiste israélien confirme : "le niveau tactique de ces attaques est faible, car le but de ces adolescents n'est pas tant de tuer mais de montrer qu'on est prêt à mourir pour son pays".    

Alerte contre les charlatans qui pratiquent l'hypnose à tort et à travers.

Ce n'est pas la première fois que l'on nous met en garde sur le sujet, mais là, c'est une note de la police que publie 20 minutes ce matin. Alors Le danger, ce n'est pas tant quand on arrête de fumer grâce à l'hypnose ou quand on utilise cette méthode pour les anesthésies à l'hôpital. Le danger vient de ceux qui la pratiquent sauvagement et qui proposent des solutions miracle en particulier pour perdre du poids, comme cet ancien commercial dans l'automobile à Châteauroux qui s'est reconverti en spécialiste de la pose d'anneaux gastriques virtuels. "Un classique du genre" dit la police. Autre exemple : cette patiente qui s'est déclenchée d'épouvantables maux de ventre pour maigrir grâce à un protocole d'auto-hypnose accessible sur internet. Gare aux arnaques insiste 20 minutes. Le seul rempart, c'est de faire appel à un professionnel de santé, formé, médecin ou infirmière

Une belle histoire... de bouteille à la mer.

Bouteille qui a trouvé son destinataire comme nous le raconte Sud Ouest : un peintre américain l'a jetée de New York en octobre 2013 et a été retrouvée la semaine dernière, deux ans et demi plus tard donc, en France sur la plage de la Tremblade en Aquitaine. Le meilleur de l'histoire c'est que c'est une peintre qui l'a trouvée. A l'intérieur, il y avait un dessin de cormorans et puis une petite lettre avec une adresse mail. Les peintres se sont contactés de part et d'autre de l'Atlantique.  Au risque de vous décevoir, il n'y pas d'argent à la clé : juste la joie et de la poésie.