Alstom : Pour une fois, Hollande tiendra-t-il une promesse ?

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La revue de presse est une chronique de l'émission Europe matin
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La presse quotidienne revient ce mardi sur la situation de l'usine Alstom de Belfort et de la promesse de François Hollande.

Ce matin en Une de vos journaux c’est la mobilisation générale :
 Le Monde : Alstom : Hollande redoute un nouveau Florange.
 Les Échos : La promesse très politique de Hollande.
 L’Humanité : Alstom : Pour une fois, Hollande tiendra-t-il une promesse ?

Pendant ce temps, Le Figaro s’intéresse à ces petits villages qui voient arriver des migrants et se demandent quel travail on leur offrira : Calais : le plan de Cazeneuve pour répartir les migrants.

Hillary Clinton

Elle n’a pas bonne mine, en Une de Libération. Il faut dire que le journal adore les photos qui font le teint verdâtre. Mais le titre est bon : La Maison Flanche. Les experts médicaux sont sur la brèche : pneumonie virale ou bactérienne ? Dans Le Figaro, Etienne de Montéty s’amuse : "Le mot vient du grec pneim, souffler. La pneumonie est une inflammation des poumons et ce mal peut attester métaphoriquement que Mrs Clinton s’essouffle : sa campagne est grippée. Et son adversaire, connu pour ne pas manquer d’air, en profite. Pneuma a donné pneumatique, et son apocope pneu. Pour résumer : Hillary Clinton est un peu crevée. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle se dégonfle". Ceux qui préfèrent le fond pourront relire la formidable enquête du site Ulyces sur les secrets inavouables du système Clinton, où l’on parle plus financement, banques et armement que pneumonie. Dans Libération, Johan Hufnagel fait remarquer que "si Trump succède à Obama, on saura précisément à quel endroit, quel jour et quelle heure l’alignement des étoiles a basculé. Un 11 septembre, à 9h du matin. Sacré symbole".

Alstom

François Hollande découvre un peu tard qu’une politique industrielle se joue sur le long terme. A Bercy, nous dit Le Parisien, on désigne le coupable : Emmanuel Macron. Mais sur son blog, l’économiste Jacques Sapir y voit plutôt la suite logique "du dépeçage d’Alstom, après la vente à General Electric de l’ensemble de ses activités dans la production d’énergie". il évoque "la logique de gestion d’une entreprise où l’intérêt immédiat de l’actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les États-Unis, impose par la voix d’une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. On pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique".

En France, la politique suit son cours

Visiblement, certains sont occupés par le plus court terme. Le Parisien titre sur Le pacte Hollande-Sarkozy pour privatiser la campagne. En gros, on centre le débat sur le terrorisme pour ringardiser les adversaires à coups de postures régaliennes. Comme le résume un ministre, "Les Français préfèrent les hommes qui ont du coffre et les femmes qui ont du poil aux pattes". Pendant ce temps, les autres essayent de surnager et Cécile Cornudet, dans les Échos, nous livre leur truc pour rencontrer des vrais gens : les salons et foires en tout genre. "Ce matin, j’ai passé une bonne heure au salon des coiffeurs, même si je ne suis pas un client régulier". Ça, c’est Alain Juppé. Emmanuel Macron y était aussi pour se faire faire la barbe. Et ce weekend, c’était la fête des berlouffes à Wattrelos. "C’est le salon de l’agriculture tous les jours. Jacques Chirac et le cul des vaches continuent de faire école".

Ruée sur les métaux

Le Monde nous raconte comment les métaux deviennent le nouvel enjeu écologique. Parce que la production d’électricité par éoliennes utilise 10 fois plus de béton et d’acier et 20 fois plus de cuivre et d’aluminium que la production par centrale à charbon. Quant aux métaux et terres rares disséminés dans nos produits de consommation courante, portables et autres, ils sont impossibles à recycler : trop cher. La Chine assure 20% de la production de métaux et 90% pour les terres rares. Pour réduire la dépendance, reste la décroissance. On en est très loin.