Etats-Unis : ce nouvel impôt qui fait trembler les entreprises françaises

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L'édito économique est une chronique de l'émission Europe matin
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Donald Trump va de l'avant dans son programme économique, avec une ligne de conduite protectionniste qui pourrait coûter cher aux entreprises produisant à l'étranger pour vendre sur le marché américain.

C’est le sujet qui inquiète toutes les entreprises qui vendent des produits aux Etats-Unis. Elles vont désormais être surtaxées pour favoriser le made in USA. Le pays a décidé de déclarer la guerre aux entreprises étrangères, avec un but revendiqué haut et fort : favoriser la production locale. Très concrètement, une entreprise française, allemande ou chinoise qui vend aux Etats-Unis des biens fabriqués ailleurs qu’aux Etats-Unis verra ses produits taxés de 20%, alors que ses concurrents américains, qui produisent sur place, ne seront pas taxés.

Les produits français concernés. Cette mesure concerne tous les secteurs. En France, on pense d’abord naturellement aux vins et spiritueux, à la mode, au luxe, qui sont des produits fabriqués en Europe et vendus par les grandes marques européennes sur le marché américain. Mais cela concerne aussi la pharmacie et l’automobile : il y aura bientôt une taxe de 20% sur une BMW fabriquée en Allemagne

Une promesse de campagne. Donald Trump met ainsi en application son programme protectionniste. Pendant la campagne, il avait promis une border taxe, une taxe aux frontières, qui devait frapper toutes les importations. Là, il ne s'agit que d'une version allégée puisque cette future taxe ne frappera que les grandes entreprises qui sont implantées aux Etats-Unis et qui font venir des produits de leurs usines à l’étranger. Au passage, quelques groupes américains seront taxés eux aussi, par exemple ceux qui produisent des voitures au Mexique pour les vendre aux Etats-Unis.

Le risque d'un repli protectionniste à l'échelle mondiale. Cette taxation est probablement contraire aux règles du commerce mondial ou aux conventions fiscales qui existent avec beaucoup de pays, mais ça, le Commander in chief s’en moque. Il suit son slogan, "America first". Et il prend ainsi le risque qu’on lui réponde : "China first", "Europe first"… La guerre des protectionnismes est déclarée.