Barrage de Sivens : Beulin persiste et signe

  • A
  • A
Partagez sur :

INTERVIEW E1 - Xavier Beulin, le président de la FNSEA, demande au gouvernement de maintenir le projet de construction du barrage controversé de Sivens.

Les agriculteurs ne désarment pas. Xavier Beulin, le président de la FNSEA, le premier syndicat d'agriculteurs, demande au gouvernement de maintenir le projet de construction du barrage controversé de Sivens, jeudi matin au micro d'Europe1. "A-t-on un gouvernement couillu ?", s'interroge-t-il. "Quand il y a un projet, qui a respecté les procédures, il faut aller au bout". Et de poursuivre : "est-ce que quand une décision a été prise, elle doit être respectée ? Sinon, on ne croit plus dans la démocratie". 

>> LIRE AUSSI : Les travaux du barrage de Sivens suspendus

Les travaux suspendus. La mort du jeune Rémi Fraisse, dans des affrontements entre des manifestants opposés au barrage de Sivens avec les forces de l'ordre, a fait de ce chantier un sujet explosif. Le président du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, a indiqué mardi à Europe 1 que les travaux du barrage controversé étaient suspendus. Ségolène Royal, la ministre de l'écologie, a estimé mercredi que " la décision de suspendre le projet est une bonne décision".



Xavier Beulin : "Est-ce qu'on a un gouvernement...par Europe1fr

"Si le gouvernement cède, il y aura une mobilisation". Mais Xavier Beulin a prévenu : "Pour l'instant, les paysans ont été responsables. Si le gouvernement cède, et n'assume pas ses responsabilités, il y aura une mobilisation". Le président de la FNSEA invite les élus locaux à soutenir les agriculteurs. "Nous voulons que ce projet soit construit", martèle-t-il. "J'encourage le conseil général du Tarn à ne pas suspendre les travaux". 

barrage-de-sivens-travaux-sivens-1280

"J'assume mes propos". Xavier Beulin est également revenu sur ses propos polémiques prononcés mercredi. Le président de la FNSEA a critiqué avec virulence les opposants au chantier, les qualifiant  de "djihadistes verts". Au micro d'Europe 1, il "assume ses propos". "Je ne fais aucun amalgame entre les militants écologistes et un groupe de personnes organisées qui se déplacent de site en site. Ils vont d'abord à Notre-Dame-des-Landes, puis ils se déplacent de site en site". Avant de conclure : "ce n'est pas de la provocation. Ce sont les paroles d'un homme en colère". 

>> LIRE AUSSI - La carte de France des zones à défendre (ZAD)