William Saurin : l'offre de reprise des plats cuisinés acceptée par le tribunal

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William Saurin : l'offre de reprise des plats cuisinés acceptée par le tribunal
Le groupe a failli frôler le dépôt de bilan il y a quelques mois.@ AFP
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L'offre de reprise des plats cuisinés William Saurin a été acceptée mardi par le tribunal de Paris, a annoncé la direction du groupe.

Le tribunal de commerce de Paris a validé mardi l'offre de reprise conjointe par le tandem Cofigeo et Arterris du dernier pôle important du groupe Financière Turenne Lafayette (FTL), les plats cuisinés, dont le cassoulet William Saurin et le couscous Garbit. La direction de FTL confirme dans un communiqué que le tribunal de commerce de Paris a homologué mardi le plan de cession de ces actifs, qui emploient 950 personnes, aux sociétés Cofigeo et Arterris.

Le plan de cession prévoit une entrée en jouissance au 3 octobre, Cofigeo, l'un des leaders français des plats et produits appertisés, et le groupe coopératif Arterris étant d'ores et déjà, depuis le 15 juin, les locataires et les gérants de ces sociétés, ajoute le texte. L'offre commune de Cofigeo (Raynal et Roquelaure, Zapetti) et de la coopérative Arterris pour le pôle conserverie concerne les sociétés William Saurin, Choucroute de Campagne, Julien Mack, Soulié Restauration, Conserverie du Languedoc (marque La Belle Chaurienne) et CCA Périgord.  

Près de 3.000 emplois maintenus. "Cette décision marque aussi l'aboutissement presque complet en moins de dix mois de la recherche de repreneurs pour les trois pôles d'activité du groupe, regroupant 21 sites industriels et près de 3.000 salariés. Il reste l'activité Pizza, la Société Som'Baker, pour laquelle des discussions en cours devraient aboutir dans les prochaines semaines", a commenté le président de FTL, Eric le Gouvello.

Le maquillage des comptes de FTL avait été révélé par un audit mis en oeuvre peu après la mort de la dirigeante du groupe, Monique Piffaut, fin novembre 2016. L'État avait déposé en urgence 70 millions d'euros dans un fonds spécifique, dans le but de maintenir l'activité de ce groupe avant d'obtenir un accord sur le financement de l'entreprise auprès des banques. Le nouveau patron du groupe, Eric Le Gouvello, a alors entrepris de trouver des repreneurs pour sauver les marques phares de ce géant de l'agroalimentaire.