Pourquoi Viadeo ferme sa filiale chinoise

  • A
  • A
Pourquoi Viadeo ferme sa filiale chinoise
Le co-fondateur et président de Viadeo Dan Serfaty, en 2013.@ WANG ZHAO / AFP
Partagez sur :

Le réseau social professionnel ferme sa filiale Tianji, qui lui coûtait plus qu'elle ne rapportait. Le groupe a eu du mal à s'implanter dans le vaste marché chinois.

Viadeo ferme sa filiale chinoise jeudi. Le réseau social professionnel a annoncé la veille de Noël dans un communiqué "la cessation des activités de sa filiale Tianji en Chine", ainsi que la fermeture d’un centre-serveur aux Etats-Unis. Son objectif : se recentrer sur la France.

Un poids de sept millions d'euros par an. La société s'était lancée dans ce pays en 2008, mais a eu du mal à y monétiser ses activités. Son développement consommait 7 à 8 millions d'euros par an, indiquait son PDG Dan Serfaty mi-décembre. L'entrée en Bourse en 2014 n'a pas permis de lever les fonds nécessaires pour investir massivement dans le pays, explique l'entreprise. Un manque de ressources d'autant plus contraignant que le "marché chinois des réseaux professionnels s'est considérablement transformé au cours de ces derniers semestres, notamment avec l'explosion du mobile qui a entraîné des changements profonds des usages".

Les recherches lancées au premier semestre pour trouver un investisseur, un acheteur ou un partenaire local n'ont parallèlement pas abouti. En libérant l'entreprise "du poids financier de Tianji, tant au niveau de la consommation de cash que de l'impact sur le résultat opérationnel, cette décision devrait permettre à Viadeo d'afficher une croissance rentable et durable à moyen terme", note l'entreprise.

95% de son chiffre d'affaires en France. Le groupe cherche désormais à se recentrer sur la France, qui génère 95% de son chiffre d'affaires, et prévoit de présenter une nouvelle stratégie en détail au cours du premier semestre 2016. Il y a franchi la barre des dix millions d’inscrits au mois de mai. Le conseil d'administration, qui a approuvé cette nouvelle orientation le 18 décembre, a aussi décidé de nommer un deuxième directeur général délégué. Sa filiale américaine APVO fait l'objet d'une proposition de redressement fiscal par l'administration fiscale française.