Un UberPOP : "je ne m'attendais pas à une telle demande"

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Un UberPOP : "je ne m'attendais pas à une telle demande"
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Dans Europe1 Midi, Nabil Kabache, conducteur UberPOP, a fait valoir l'intérêt des conducteurs non professionnels.

"Des clients me disent 'les taxis, c'est fini'". Alors que près de 2.800 chauffeurs de taxis manifestent jeudi dans toute la France contre l'application UberPOP, et que Bernard Cazeneuve a demandé au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant l'activité, un conducteur UberPOP a témoigné mercredi midi sur Europe1.

Conducteur pour payer ses études. Nabil Kabache a expliqué être chauffeur UberPOP "depuis 9 mois". Un travail d'appoint dont il ne veut pas faire son métier : "je fais cela pour payer mes études en école de commerce". Alors que sa voiture a été abimée jeudi matin par des chauffeurs de taxis en colère, le jeune homme assure n'avoir jamais travaillé "un mois entier" puisqu'il doit aussi mener ses études.

"Entre 15 et 25 euros de l'heure". "Selon la demande", le chauffeur non professionnel gagne "entre 15 et 25 euros de l'heure". "Quand j'ai commencé, je ne me rendais pas compte que la demande allait être aussi énorme. Je n'ai même plus le temps de me reposer!", a-t-il expliqué. Pour lui, si les clients se bousculent tant cher UberPOP, c'est que l'offre des taxis pêche : "des clients me disent 'les taxis, c'est fini'. On est plus rapide", estime-t-il.

Alors que le ministre de l'Intérieur a rappelé mardi qu'UberPOP était en "situation d'illégalité absolue", Nabil Kabache a botté en touche sur cette question.

Uber revendique 400.000 utilisateurs d'UberPOP en France. Mais ses chauffeurs sont des particuliers qui ne paient ni cotisations sociales ni impôts, n'ont pas suivi les 250 heures de formation nécessaires pour obtenir un agrément et ne sont pas assurés professionnellement.