Sucre : la version modifiée de la "taxe soda" convient à Buzyn

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Sucre : la version modifiée de la "taxe soda" convient à Buzyn
Selon Agnès Buzyn, cette nouvelle taxe va inciter les industriels à mettre moins de sucres dans leurs boissons. Image d'illustration. @ JOEL SAGET / AFP
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Cette nouvelle version prévoit de ne plus taxer les boissons peu sucrées et de doubler les taxes sur celles qui sont les plus sucrées. 

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a déclaré mardi que la nouvelle version de la "taxe soda", votée par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, lui convenait "maintenant". Le sucre "tue énormément", a-t-elle ajouté sur CNews.

Plus de taxes pour les boissons très peu sucrées. Lors de l'examen en commission du projet de budget de la Sécurité sociale la semaine dernière, les députés ont voté une modulation de la "taxe soda" en fonction du taux de sucre, pour mieux lutter contre l'obésité. L'ensemble des boissons contenant une quantité, même minime, de sucres ajoutés sont taxées depuis 2013. La commission des Affaires sociales a adopté un amendement, présenté par le rapporteur général Olivier Véran (LREM), qui prévoit que les boissons ne seront plus taxées en dessous de 5 g de sucres pour 100 ml, taxées au même niveau qu'aujourd'hui à partir de 5 g, deux fois plus qu'aujourd'hui au-dessus de 8 g et trois plus au-dessus de 10 g. "Cette taxe a été transformée dans les discussions et elle me convient maintenant", a souligné Agnès Buzyn.

Une "taxe incitative pour l'industrie alimentaire". "Elle vise non pas à gagner de l'argent sur la vente des boissons sucrées mais surtout à inciter les industriels, telle qu'elle est construite, à mettre moins de sucre dans les boissons", a déclaré la ministre. "C'est une taxe qui vise à être incitative pour l'industrie alimentaire".

"Il faut éduquer" pour consommer moins de sucres. Mardi, la ministre a souligné qu'"on consomme beaucoup trop de sucre". Celui-ci est "responsable évidemment de l'obésité, du diabète et de toutes les complications qui sont liées à ces pathologies". La ministre souligne que la consommation de sucre est particulièrement élevée chez les adolescents. "Aujourd'hui les Français consomment en moyenne 100 grammes de sucre par jour. Mais les adolescents entre 11 et 17 ans en consomment 242 grammes. Or l'OMS dit que le sucre devrait représenter moins de 10% de nos apports caloriques journaliers", relève-t-elle. "Il faut éduquer, éduquer, éduquer. Et donc nous allons relancer un plan", a-t-elle dit sans autre précision.