Société Générale va réduire de 20% son nombre d'agences

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Société Générale va réduire de 20% son nombre d'agences
@ ERIC PIERMONT / AFP
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Cette réduction du nombre d'agences, qui va permettre d'investir dans le numérique, interviendra en France d'ici 2020.

Société Générale a dévoilé jeudi son projet de transformation de ses réseaux en France, où elle possède aussi Crédit du Nord et Boursorama, et qui se traduira par une réduction de 20% du nombre de ses agences d'ici 2020 comme l'avaient annoncé fin septembre des sources syndicales.

Moins de clients en agence. Le groupe justifie ce projet par l'évolution du comportement de ses clients, du fait de l'irruption du numérique dans leur rapport avec leur banque. Société Générale indique ainsi dans un communiqué que la part de ses clients qui se rendent au moins une fois par mois dans une agence est passée de 57% en 2007 à 42% en 2012 et que ceux-ci contactent de plus en plus leur conseiller par courrier électronique.

Développement de Boursorama. Ce plan, qui doit lui permettre de faire passer le nombre de clients de sa banque en ligne Boursorama de 700.000 actuellement à deux millions d'ici 2020, passera aussi par de nouveaux formats d'agences et des investissements à hauteur de 1,5 milliard d'euros au même horizon pour la numérisation des processus notamment, dans ses réseaux hors Boursorama. "Nous avons décidé d'aller plus vite et plus loin dans la transformation de notre modèle de notre banque de détail en France en nous appuyant sur la complémentarité de nos trois enseignes, et avec l'ambition de renforcer notre promesse de banque relationnelle de référence", souligne le directeur général du groupe, Frédéric Oudéa, dans le communiqué.

Bénéfice. Au niveau de ses résultats, Société Générale a enregistré un bénéfice net de 1,1 milliards d'euros au troisième trimestre, un chiffre en hausse de 27,7% et largement supérieur aux attentes des analystes. La banque a notamment vu son produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) progresser de 8,3%, à 6,4 milliards d'euros, tandis que ses frais de gestion progressaient aussi, mais à un rythme moindre de 1,5%, à 4,0 milliards d'euros.