Prélèvement à la source : il importe de vérifier que "tous les indicateurs sont au vert", selon Villani

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Prélèvement à la source : il importe de vérifier que "tous les indicateurs sont au vert", selon Villani
Cédric Villani assure que le prélèvement à la source "est une affaire tellement importante, solennelle, que ça vaut le coup de faire un arrêt sur images"@ JACQUES DEMARTHON / AFP
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Le député LREM Cédric Villani a estimé lundi qu'il ne "s'agit pas de prendre la décision à la légère" concernant le lancement du prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source, bien que le ministère assure que "le système est prêt". 

Le député LREM de l'Essonne Cédric Villani a justifié lundi la prudence de l'exécutif sur le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, assurant qu'il "importe d'avoir bien vérifié que tous les indicateurs sont au vert avant de prendre la décision".

"Ne pas prendre la décision à la légère". "Tous les indicateurs qui viennent du ministère à Bercy nous disent que le système est prêt, mais il ne s'agit pas de prendre la décision à la légère", a estimé le mathématicien sur CNews, insistant sur la complexité de ce grand système qui "doit fonctionner pour des millions et des millions de contribuables".

"C'est une affaire tellement importante, solennelle, que ça vaut le coup de faire un arrêt sur images où on vérifie que toutes les cases sont cochées", a ajouté le lauréat 2010 de la médaille Fields - considérée comme l'équivalent du prix Nobel pour les mathématiques.

Une réforme qui demande encore des réponses. La réforme du prélèvement à la source, engagée sous le quinquennat du président socialiste François Hollande et déjà reportée une fois d'un an, doit conduire à ce que l'impôt soit collecté directement sur les salaires ou les pensions, et non plus acquitté un an après comme c'est le cas actuellement.


Le président Emmanuel Macron organise mardi une réunion à l'Elysée sur le prélèvement à la source, avec le Premier ministre Édouard Philippe et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. Il avait annoncé jeudi dernier qu'il attendait "des réponses précises" avant de "donner une directive finale" sur l'avenir de cette réforme majeure.