Le site de e-commerce Pixmania placé en redressement judiciaire

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Le site de e-commerce Pixmania placé en redressement judiciaire
Pixmania est placé en redressement judiciaire@ Capture d'écran
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WEB - Le site de e-commerce a été placé en redressement judiciaire jeudi.

Le site de vente en ligne de produits high-tech Pixmania a été placé jeudi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre, qui a constaté l'existence d'une offre potentielle pour la reprise de la société, a-t-on appris de source judiciaire. Le site internet avait annoncé la semaine dernière qu'il ne serait pas en mesure de payer ses salariés à la fin du mois.

370 salariés. Pixmania, qui emploie environ 370 personnes dont 270 en France, était sous procédure de sauvegarde depuis le 27 octobre. Sans surprise, le tribunal de commerce a acté "la transformation de la procédure de sauvegarde en redressement judiciaire", a indiqué cette source. Cette voie apparaissait comme la plus à même de donner à l'entreprise le maximum de chances de trouver un acquéreur dans le cadre d'une reprise totale de la société.

Une intention d'offre de reprise. L'audience a permis de "constater l'existence d'une intention d'offre de reprise de Pixmania" par un acquéreur potentiel, qui doit encore être affinée. Un calendrier a donc été établi par le tribunal à cet effet, l'offre devant être rééxaminée par le tribunal sous "une dizaine de jours", avant qu'il ne décide de la valider ou non. A l'heure actuelle, l'acquéreur potentiel n'est pas connu.

Pionnier du e-commerce. Pixmania, qui employait 1.000 salariés à la fin des années 2000, a déjà connu plusieurs plans sociaux, qui ont conduit à la suppression de plus de la moitié de ses emplois. Le dernier date de juin 2014 et portait sur la suppression de 187 postes au siège du groupe, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), ainsi que sur son entrepôt logistique de Brétigny-sur-Orge (Essonne). Créé en 2000, Pixmania a été un des pionniers de la vente en ligne en France. Mais concurrencé sur ses marchés par des acteurs généralistes (Amazon, CDiscount) ou spécialisés (Fnac, Darty) et confronté à la chute de ses approvisionnements, le groupe a depuis cinq ans vu son chiffre d'affaires plonger, passant de 806 millions d'euros en 2010 à 295 millions en 2014.