Fabius lance un fonds d'aide pour hôtels vieillissants

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Fabius lance un fonds d'aide pour hôtels vieillissants
Laurent Fabius @ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Pas aux normes, les hôtels français ? L'exécutif créé un fonds "doté de plusieurs centaines de millions d'euros".

"La France est en tête des destinations touristiques, mais pour l'accueil ce n'est pas toujours extraordinaire". Le constat vient de Laurent Fabius lui-même. Pour y remédier, le ministre des Affaires étrangères, également en charge du tourisme, a annoncé jeudi la création d'un fonds d'investissement "doté de plusieurs centaines de millions d'euros", pour aider les hôtels à se rénover, lors d'un entretien à RMC et BFMTV.

"Former les gens", aider "les hôtels qui vieillissent". "Avec la Caisse des dépôts, nous créons un fonds d'investissement tourisme, doté de plusieurs centaines de millions d'euros, qui va permettre aux hôteliers d'emprunter. Le commissariat à l'investissement va aussi nous aider, la banque publique d'investissement (Bpifrance)" aussi a ainsi indiqué le ministre. Avec 83,7 millions de touristes par an, la France est la première destination mondiale, et l'objectif est d'atteindre les 100 millions d'ici 2020.

Le fonds doit également servir à "former les gens, qu'ils parlent différentes langues, à faire une grande campagne à la télé", détaille Laurent Fabius. "Il faut que quand les touristes arrivent à l'aéroport, ils soient bien accueillis", a-t-il encore souligné, ajoutant enfin qu'"il y a des hôtels qui vieillissent, et que dans les sites d'œnologie il n'y a pas assez d'hôtels de bonne qualité".

Des hôtels en grande difficulté. Ce fonds ne fera pas du bien qu'aux touristes : il est également très attendu des patrons d'hôtels, qui ont de plus en plus de difficultés à financer des travaux de rénovation. Selon les informations d'Europe 1, en un an, 8.000 cafés, hôtels et restaurants ont fermé faute de pouvoir financer ou s'adapter aux normes qui leur sont imposées, notamment celle pour accueillir les personnes en situation de handicap. "L'heure est grave. Les petits hôtels nous disent qu'ils vont mettre la clé sous la porte ou passer à la location en meublé", prévient au micro d'Europe 1 Herve Becam, vice-président de l'Union des métiers de l'hôtellerie.