Alstom : pressée de commander de nouveaux TGV, la SNCF botte en touche

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Alstom : pressée de commander de nouveaux TGV, la SNCF botte en touche
Guillaume Pépy a catégoriquement refusé de s'exprimer sur une éventuelle commande de trains à Alstom, mercredi@ SEBASTIEN BOZON / AFP
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"Les pouvoirs publics se sont saisis du sujet, je ne ferai donc pas de commentaire", a expliqué Guillaume Pepy mercredi, alors qu'il présentait son tout dernier modèle de TGV. 

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, qui présentait mercredi son tout dernier modèle de TGV, a catégoriquement refusé de s'exprimer sur une éventuelle commande de trains à Alstom, laissant le soin au gouvernement de s'exprimer sur ses projets pour sauver l'usine de Belfort. 

"Coïncidence heureuse". "Les pouvoirs publics se sont saisis du sujet, je ne ferai donc pas de commentaire", a expliqué Guillaume Pepy en marge de la présentation, à la Gare Montparnasse, du TGV L'Océane, justement fabriqué par Alstom et destiné à la ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux qui ouvrira en juillet 2017. "Une coïncidence heureuse", selon le président de la SNCF. Guillaume Pepy a éludé toutes les questions sur la situation de l'usine de Belfort, où sont assemblées les motrices des TGV français depuis quatre décennies.

"Négociation directe" avec la SNCF. Invoquant une pénurie de commandes en France, Alstom a annoncé mercredi dernier le transfert de son activité locomotives de Belfort vers Reichshoffen d'ici 2018, provoquant une cascade de réaction politiques et un bras-de-fer avec le gouvernement. "Le ministre des Transports est en première ligne, il a dit beaucoup de choses sur la position des pouvoirs publics" dans ce dossier, a rappelé Guillaume Pepy. Mardi, le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, a évoqué cinq pistes pour apporter "immédiatement" des commandes à Alstom, dont une "négociation directe" avec la SNCF pour six TGV spécialement adaptés à la ligne Paris-Turin-Milan.

"Un train Alstom". De quoi apporter "au moins dix mois" de travail supplémentaire à Belfort, selon Alain Vidalies, peu préoccupé de l'avis de la direction d'une SNCF qui "appartient aux Français". Le patron de l'entreprise publique a seulement indiqué que le TGV L'Océane "est un train Alstom" et que "ses motrices seront produites dans les sites d'Alstom jusqu'à fin 2019". La SNCF en avait commandé 40 exemplaires en 2013, pour 1,3 milliard d'euros, un peu à contre-coeur : Guillaume Pepy avait reconnu à l'époque que cet achat - exercice d'une option d'achats supplémentaires liée à un contrat de 2007 - n'était pas au départ "intuitif à 100%".