Affaire Kobe Steel : Airbus, Renault et PSA également cités

  • A
  • A
Affaire Kobe Steel : Airbus, Renault et PSA également cités
PSA mais aussi Valeo, Rebault et Airbus figurent parmi les entreprises qui se fournissent auprès du japonais Kobe Steel. Image d'illustration. @ SEBASTIEN BOZON / AFP
Partagez sur :

Parmi les 200 entreprises concernées figurent aussi General Electric, Rolls Royce, Valeo ou encore Intel. 

Le groupe européen Airbus, de même que les français Renault et PSA, font partie des clients de produits dont les caractéristiques ont été falsifiées par le sidérurgiste japonais Kobe Steel, selon la presse, ce qui faisait encore plonger l'action de 10% vendredi.

Quatre entreprises françaises. Sur les quelque 200 entreprises auxquelles Kobe Steel a reconnu avoir livré de l'aluminium ou du cuivre dont les spécifications techniques ont été enjolivées, 30 sont étrangères, selon le quotidien économique Nikkei. Parmi ces dernières, outre les noms de l'avionneur Airbus et des constructeurs d'automobiles français Renault et PSA figurent l'équipementier français Valeo, les américains Tesla et General Motors, ou encore le sud-coréen Hyundai et l'allemand Daimler.  Le motoriste britannique Rolls Royce, le conglomérat américain General Electric et son compatriote fabricant de micro-processeurs Intel sont aussi mentionnés.

Un impact sur la sécurité ? Un porte-parole de Kobe Steel s'est refusé à confirmer ces informations. Le groupe est en outre encore incapable de préciser l'impact éventuel en termes de sécurité, se bornant à dire qu'aucun incident n'a été rapporté à ce jour et qu'il travaille sur ce point avec ses clients. Il a en revanche reconnu vendredi que des "problèmes relatifs aux données de produits appelés fils d'acier, généralement utilisés dans les moteurs et pneus" avaient également été détectés, ce qui allonge la liste. Jusqu'à présent, Kobe Steel avait surtout parlé d'aluminium, de cuivre, de pièces utilisées pour la fabrication des DVD et d'une petite quantité de poudre de fer.

Défiance des actionnaires. Le groupe a mandaté un cabinet juridique externe pour faire toute la lumière sur ces mauvaises pratiques. Mais, face à une affaire qui prend de l'ampleur au fil des jours, la défiance des actionnaires s'accentue. L'action Kobe Steel est tombée vendredi matin à 794 yens (-9,98%) après une heure de transactions à la Bourse de Tokyo.