Vol du reliquaire du cœur d'Anne de Bretagne, ancienne reine de France

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L'écrin en or du cœur d'Anne de Bretagne a été dérobé dans la nuit de samedi à dimanche, dans un musée de Nantes. Une disparition qui suscite l'indignation.

C'est un morceau d'Histoire de France qui disparaît. Le reliquaire du cœur de l'ancienne reine Anne de Bretagne, chef d'œuvre du musée Dobrée, à Nantes, a été dérobé dans la nuit de vendredi à samedi avec d'autres pièces, des monnaies d'or ou encore une statue hindoue dorée. Une perte inestimable...

Une pièce d'orfèvrerie d'une finesse incroyable. C'est le personnel du musée départemental qui a découvert ce vol, en arrivant samedi matin. Plusieurs vitrines sont fracturées. Le reliquaire en or, datant de plus de cinq siècles, a disparu. Il s'agit d'une boîte en forme de cœur, surmontée d'une couronne et de fleurs de lys, de 15 centimètres de haut. L'objet d’orfèvrerie, d'une finesse incroyable, a été fabriqué en 1514, selon le désir d'Anne, reine de France et duchesse de Bretagne, quand son cœur est venu reposer à côté de ses parents.

"L'objet vaut beaucoup plus que sa seule valeur monétaire". "Ce n'est pas simplement un vol contre un musée, c'est un vol qui spolie tous les habitants de Loire-Atlantique, mais aussi au-delà. C'est un bout de notre histoire qu'on nous vole", s'indigne Catherine Touchefeu, vice-présidente du département à la Culture et au Patrimoine. Très inquiète, elle appelle à ne pas le fondre dans le but d'obtenir un vulgaire lingot : "Si par hasard, il suffit simplement d'aller chercher quelques centaines de grammes d'or, nous lançons l'appel à ne pas commettre l'irréparable et à bien se rendre compte que l'objet vaut beaucoup plus que sa seule valeur monétaire".

Enquête en cours. La maire de Nantes Johanna Rolland a elle aussi exprimé son "indignation". "Ce magnifique objet, chef d'oeuvre de l'orfèvrerie du début du 16ème siècle, possède naturellement une très grande valeur patrimoniale", a-t-elle ajouté, souhaitant que "cet objet, précieux et fragile, soit retrouvé dans les plus brefs délais". Le département, propriétaire du musée, a déposé plainte. La police judiciaire est chargée de l'enquête.