Matthieu Ricard : "Dans ces photos, il y a quelque chose de ces maîtres spirituels qui passe sur nous"

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Matthieu Ricard expose des photos-portraits inédites de ses maîtres spirituels, à Arles, à partir du 2 juillet. Une exposition qui promet d'être... méditative ! 

INTERVIEW

Un grand pavillon en bambou au bord du Rhône, à Arles. C'est dans ce lieu éphémère, conçu par l’architecte Simon Velez, que le moine-bouddhiste - et photographe -, Matthieu Ricard exposera des photographies-portraits de ses maîtres spirituels entre le 2 juillet et le 23 septembre.

Imprimées sur de l'Awagami. "Le bambou laisse filtrer la lumière", explique Matthieu Ricard, invité de C'est arrivé demain sur Europe 1. "Il y a cette qualité de rayons de lumière qui produit ces effets de clair-obscur sur ces 40 photos en noir et blanc". 

Des photographies de très grande taille, imprimées sur un papier particulier. "C'est un papier qui s'appelle Awagami, qui existe depuis 1400 ans au Japon", précise le photographe. "Imprimées sur ce papier, les photos ont l'air d'aquarelles. Quand j'ai vu le résultat, j'ai été séduit par l'impact de ces très grands tirages".

"Des reflets d'or". Ces clichés ont également une forte valeur spirituelle pour leur auteur. "Je crois que c'est un témoignage extrêmement fort d'avoir aujourd'hui ces portraits de maîtres spirituels accessibles", assure Matthieu Ricard. "On dit que 'quand la corneille tourne autour d'une montagne d'or, les reflets d'or se reflètent sur ses ailes'. De la même façon, il y a quelque chose de ces maîtres spirituels qui passe sur nous quand nous voyons ces photos". 

La vente de ces photos permettra également de financer des projets humanitaires portés par Karuna-Shechen, une fondation créée par Matthieu Ricard. "Nous aidons 300.000 personnes tous les ans dans le domaine de la santé, de l'éducation et des services sociaux en Inde, au Népal et au Tibet", affirme Matthieu Ricard.

"Ecouter vraiment la musique". Autre événement à Arles : un concert méditatif les 28 et 29 juillet au théâtre antique. "Avec la pianiste Maria João Pires, qui est une amie de longue date, nous avons eu l'idée de faire un concert entre l'art de la fugue et l'art de la méditation", détaille le moine-bouddhiste.

"Nous alternerons des préludes de Bach avec des périodes de méditation, d'abord sur la présence - comment écouter vraiment la musique - puis en allant plus loin - quelle est la nature de notre esprit et qu'est-ce qu'on fait de notre esprit", décrit-il. Vaste programme.