Les Eagles of Death Metal reprennent les concerts, trois mois après le Bataclan

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Les Eagles of Death Metal reprennent les concerts, trois mois après le Bataclan
@ Capture d'écran YouTube
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Pour le chanteur des Eagles of Death Metal, Jesse Hugues, l'objectif est de "terminer" le concert tragiquement interrompu.

Les Eagles of Death Metal, le groupe de rock qui jouait au Bataclan le soir des attentats du 13 novembre, relancent leur tournée mondiale, samedi à Stockholm ; avant un retour chargé d'émotion mardi à Paris, sur la scène de l'Olympia.  Les "EODM", qui ont acquis bien malgré eux une notoriété mondiale depuis le 13 novembre, ont choisi de repartir à la rencontre de leur public au cours d'une tournée au long cours qui va les conduire lors des prochains mois en Europe, en Amérique du sud, en Amérique du nord et en Australie.

Tous ceux qui assistaient au concert du 13 novembre invités à l'Olympia. Le retour à Paris du groupe américain, dont le nom apparaîtra mardi au fronton de l'Olympia, sera évidemment une soirée très particulière, en présence dans la salle de rescapés de la tuerie du Bataclan (90 morts sur les 130 tués lors des attentats parisiens) et de proches des victimes. Tous ceux qui assistaient au concert du 13 novembre, qui affichait complet avec 1.500 billets vendus, ont été invités à l'Olympia.

"Cela fait partie du processus de reconstruction". Pour le chanteur des Eagles of Death Metal, Jesse Hugues, l'objectif est de "terminer" le concert tragiquement interrompu.  Beaucoup de rescapés devraient répondre à cet appel, mais pas tous.  "Il y a des personnes pour qui c'est important, cela fait partie du processus de reconstruction, mais il y a aussi beaucoup de gens pour qui c'est beaucoup trop tôt ou qui ne sont pas en état", estime Alexis, membre de l'association "Life for Paris" regroupant quelque 500 rescapés.

"Pour beaucoup, comme pour moi, ce sera une décision de dernière minute", ajoute-t-il.  Pour préparer cette soirée "délicate", l'association veille en particulier à l'"accompagnement psychologique" et aux "considérations de sécurité, qui seront évidemment une préoccupation centrale".