Katherine Pancol : "Mes personnages sont vivants pour moi"

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L'auteure était l'invitée de Philippe Vandel après la parution de son nouveau roman, "Trois baisers". Au micro d'Europe 1, elle a avoué considérer que ses personnages avaient une vie propre.

INTERVIEW

Trois baisers est le nom de nouveau roman. Une histoire qui pèse plus d'un kilo, signée Katherine Pancol. La romancière, invitée de Philippe Vandel dans l’émission Ceci dit, sur Europe 1, s'est laissée aller à d'extravagantes confidences.

Les personnages "décident". A écouter Katherine Pancol, on croirait qu'elle donne vie à ses personnages comme s'ils étaient des Pinocchio. Elle aurait bien aimé faire un livre court, mais elle a accouché de 850 pages. Elle l'assure : elle coupe le fil de l'histoire "quand les personnages arrêtent. C'est eux qui décident." Au début, tout paraît plutôt normal : pas de plan mais une idée de l'histoire, et des personnages qui se construisent petit à petit, à grand renfort d'idées et de descriptions consignées sur des fiches ou des petits carnets.

Entendu sur Europe 1
Une fois que je sais tout d’eux, c’est comme si je jetais des dés sur une piste. Ils commencent à s’animer. Quelquefois je les recadre, quelquefois, je suis très surprise.

"Il m'a échappé". Pour façonner ses nombreux protagonistes, elle a entre autres espionné les sorties de classes avec son chien. Le but ? Caractériser de manière crédible ses jeunes personnages. "Comment vous allez choper le langage des gamins de 10-11 ans ? J’ai un petit bloc et j’écris. Une fois que je sais tout d’eux, c’est comme si je jetais des dés sur une piste. Ils commencent à s’animer. Quelquefois je les recadre, quelquefois, je suis très surprise", explique-t-elle comme si ses créatures avaient une vie propre. Exemple : "Il y a un personnage que je trouvais très sympathique qui s’appelle Jérôme et puis tout d’un coup, il a dit une phrase lors d’un dialogue que j’écrivais que j’ai trouvé ambiguë et assez sournoise. Et là, il m’a échappé et il est devenu quelqu’un de pas sympa du tout." La romancière en trouve d’autres "lents à réagir. Je suis obligée de les porter."

"Ils sont vivants". Un peu dingue l’écrivaine Katherine Pancol ? "Peut-être, c’est quand même un bizarre métier", glisse-t-elle avant d’admettre qu’ils sont "au moins 14" dans sa tête. Elle se considère aussi comme la maman de ses personnages. "Ils sont vivants pour moi." Et ses lecteurs la suivent dans ce doux délire : on lui a ainsi déjà demandé le numéro de téléphone d’un de ses êtres de papier.