"First Man": ces trois choses que l'on a aimées dans le film de Damien Chazelle

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"First Man": ces trois choses que l'on a aimées dans le film de Damien Chazelle
Ryan Gosling (Neil Armstrong) dans le film "First Man : le premier homme sur la Lune".@ Universal Pictures
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Le nouveau film du réalisateur de "La La Land" sort mercredi en salles. Le cinéaste s'attaque à un pan de l'histoire de l'humanité : le premier pas de l'homme sur la Lune.

Deux ans après le multi-oscarisé La La Land, Damien Chazelle risque bien d'être un des favoris dans la course aux Oscars 2019 avec First Man : le premier homme sur la Lune. Un film, dont Europe 1 est partenaire, où le cinéaste revient sur la mission Apollo XI qui a conduit l'homme sur la Lune, avec Ryan Gosling dans le rôle vedette de Neil Armstrong. First Man sort en salles mercredi et Europe 1 vous détaille les trois éléments qui en font un film à ne pas manquer.

A l'occasion de la sortie de "First Man : le premier homme sur la Lune", Europe 1 a produit la série originale "3h56". Jean-Pierre Jeunet, Thierry Marx, Eric-Emmanuel Schmitt ou encore Claudie Haigneré racontent leur 21 juillet, ce jour où l'homme a marché sur la Lune. Retrouvez tous les épisodes sur notre site et sur Apple Podcasts, Soundcloud, Dailymotion et Youtube, ou vos plateformes habituelles d’écoute. 



La dimension sensorielle. Cela frappe, dès la première séquence où Ryan Gosling se trouve dans un avion-fusée, à plus d'une dizaine de milliers de kilomètres du sol terrestre. Ce bruit du métal en lutte contre l'altitude insensée du vol, ces boulons qui semblent frémir sous le coup de la pression atmosphérique et sur lesquels la caméra du cinéaste s'attarde. Damien Chazelle fait le pari d'une expérience sensorielle, presque physique pour le spectateur, dès lors que Ryan Gosling prend les airs. Logique, finalement, car l'Homme tente tout juste de dompter l'espace et en est encore à tâtonner. Les hommes du programme Gemini, puis Apollo, que le réalisateur filme, semblent embarquer dans des boîtes métalliques, susceptibles de s’effondrer à tout moment.

La grande Histoire qui rencontre la petite. D'ailleurs, Damien Chazelle ne manque pas de rappeler, tout au long du film, que parfois, les boîtes métalliques s'effondrent ou explosent. Certes, la mission Apollo XI a pu être menée à bien, mais le programme s'est construit sur l'autel d'échecs et de morts. Il a aussi été une course contre le temps, un défi scientifique, mais surtout politique, d'une nation qui décida par la voix de John F. Kennedy en 1962, que l'homme américain poserait le pied sur la Lune avant l'homme soviétique.

La grande Histoire se lie à la petite, celle d'un homme, Neil Armstrong, un pilote d'avion, puis pilote d'essai, qui perd sa petite fille juste avant d'intégrer la Nasa. L'astronaute est montré dans son intimité et sa complexité : taiseux avec ses compagnons d'espace, avec ses amis mais aussi sa famille. Damien Chazelle mêle ainsi avec brio un épisode central de l'humanité et le portrait d'un homme.

Le couple Ryan Gosling-Claire Foy. Si la dimension intime du film fonctionne, c'est grâce à la justesse du tandem Ryan Gosling-Claire Foy. L'actrice britannique prend les traits de Janet Shearon, première épouse de l'astronaute. Une femme forte, capable, à quelques heures du départ de son mari pour la mission Apollo XI, de sortir son mari de la torpeur pour l'obliger à dire au revoir à ses fils. Une relation touchante, que l'on sent remplie de non-dits, en raison du drame qui les lie (la perte de leur fille), mais aussi de l'obstination d'Armstrong pour conquérir l'espace, au péril de sa vie.