Bruno Salomone : avant de découvrir la scène, "j'avais l'impression d'être insipide"

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L'humoriste est en tournée avec son spectacle "Euphorique", un seul en scène où il incarne 43 personnages. Invité d'Isabelle Morizet, il a aussi évoqué son amitié avec Jean Dujardin.

INTERVIEW

Il était Denis Bouley dans Fais pas ci, fais pas ça, Igor d'Hossegor dans Brice de Nice mais c'est cette fois pour son spectacle baptisé Euphorique que Bruno Salomone revient sur le devant de la scène. En tournée pour ce nouveau show, l'humoriste et acteur était l'invité de l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie.

"La sensation d'être pleinement là". En 43 personnages dans ce seul en scène, l'humoriste raconte l'histoire d'un enfant né en riant, qui ne va plus jamais s’arrêter de rire. Un retour sur les planches dont il avait très envie. "Dès qu’on monte sur scène, il s’opère quelque chose qui nous échappe, ça se produit ou pas, c’est indescriptible. Je suis monté très tôt sur scène, j’avais 10 ans en colonie de vacances. D’un seul coup, j’avais la sensation d’être pleinement là, d’exister. Tout le monde me regardait, me parlait alors que j’avais l’impression d’être invisible, insipide avant. J’ai l’impression d’être en état second, ça m’échappe. Alors que dans la vie, j’aime bien me faire discret", explique le comédien.

"Coup de foudre artistique" pour Dujardin. C'est d'ailleurs sur la scène qu'il avait fait ses premières armes comiques avec la troupe des Nous c'est nous. "On avait presque tous gagné Graines de Star. On jouait à plusieurs au Carré Blanc, un café-théâtre qui n’existe plus. Jean Dujardin est arrivé un peu après. J’ai eu un coup de foudre artistique, je crois que c’est réciproque. Petit à petit, on a commencé à faire du lien entre nos passages." Depuis leur chanson parodique de boys band, les cinq garçons de la troupe sont restés amis. "Ils sont tous dans Brice de Nice 3", glisse Bruno Salomone avant d'ajouter : "On est potes à vie quoi qu'il arrive."

"C'est le fameux Harvey qui l'a amené là". Quand Jean Dujardin a remporté son Oscar, "j'ai eu l'impression que c'était nous", glisse Bruno Salomone. "Il nous a fait un clin d’œil quand il a eu la palme à Cannes. C’était une sensation de faire partie de la même écurie, la même famille." L'humoriste confie avoir éprouvé une "fierté absolue" et avoir "halluciné" en même temps. Le groupe a regardé ensemble la cérémonie à la télé. "On a vécu un moment exceptionnel. Lui n’en revenait pas, c’était inespéré. D’ailleurs, c’est le fameux Harvey (Weinstein) qui l’a amené là. Il lui a dit dès le départ, 'tu vas l’avoir et tu l’auras' et il l’a eu. C’est dingue, c’est à se demander si ce n’est pas lui qui les distribuait", ajoute-t-il, en accord avec la réputation de faiseur (ou non) de carrières à Hollywood du producteur déchu.