Nouvel An : un bilan en demi-teinte pour Laurent Nuñez
Quelques heures après le passage en 2026, le bilan définitif des violences lors de la nuit du 31 décembre au 1er janvier a été publié. Hausse des interpellations, hausse du nombre de voitures brûlées… Le résultat est loin d'être satisfaisant au vu du dispositif sécuritaire mis en place durant la nuit.
Malgré un dispositif sécuritaire conséquent, le passage à la nouvelle année a été marqué par de nombreux épisodes de violences urbaines. Près de 505 personnes ont été interpellées partout en France, dont 125 rien qu'à Paris, selon le bilan définitif de la place Beauvau. Au total, 100 personnes supplémentaires ont été arrêtées par rapport à l'an dernier.
Des commissariats visés aux mortiers
Le bilan n'est pas plus reluisant du côté du nombre de voitures brûlées, puisque le décompte officiel parle de 1.173 véhicules réduits en cendres, soit 17% de plus que l'an dernier. Partout dans le pays, les violences ont été nombreuses, notamment à Strasbourg, où une centaine de véhicules ont été brûlés. À Rezé, dans l’agglomération nantaise, ainsi qu’à Noyelles-Godault dans le Pas-de-Calais, ce sont les commissariats qui ont été visés par des fusées d’artifice.
Des engins pyrotechniques qui ont aussi provoqué des accidents, comme à Chelles, où un garçon de 12 ans a perdu trois doigts après avoir utilisé un mortier.
En clair, malgré le dispositif, "force est de constater que ces individus ont quand même commis leurs exactions du 31 décembre qui deviennent habituelles", regrette au micro d'Europe 1 Axel Ronde, porte-parole du syndicat de police CFTC.
Gérald Darmanin appelle à l'intransigeance
"On espère maintenant que l’autorité judiciaire répondra présente et qu’elle sera intransigeante pour toutes les violences qu’il y a eu sur le territoire national et sur les fonctionnaires de police", poursuit-il. Car au total, une trentaine de membres de forces de l'ordre ont été blessés lors de la Saint-Sylvestre.
Dans une circulaire adressée la veille du réveillon aux procureurs, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a donné comme instruction de "requérir de la prison ferme" à la moindre violence commise contre les forces de l'ordre. Des faits passibles de 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.