L'application ne se cache pas d'être inspiré par son principal concurrent, Twitter. Mark Zuckerberg, le patron du groupe Meta qui regroupe Facebook, Instagram et Whatsapp, a lancé Threads aux États-Unis . Un nouveau réseau social qui veut affronter directement l'oiseau bleu, en grande difficulté depuis son rachat par Elon Musk .
Des annonceurs de plus en plus rares
Il faut dire que Twitter multiplie les règles absurdes. Ainsi, depuis la semaine dernière, si vous n'avez pas d'abonnement payant à Twitter, vous ne pouvez lire que 1.000 tweets par jour, contre 10.000 si vous êtes abonné à Twitter Blue. Des changements qui déplaisent à de nombreux utilisateurs et qui mettent en difficulté l'entreprise.
"Elon Musk a trouvé le moyen de pousser la moitié, voire peut-être même 60% des plus gros annonceurs mondiaux de Twitter à se détourner de la plateforme. Parmi les plus notables, on a General Motors, Ford et puis on avait Pfizer par exemple, pour ne citer qu'eux", souligne au micro d'Europe 1 Julien Pillot, économiste et enseignant chercheur à l'INSEEC Grande école.
La valeur de Twitter dévisse
"Quand on sait que 90% des revenus de Twitter historique reposent sur la publicité, on comprend que tout ne va pas très bien", poursuit-il. Cet exode s'explique en majeure partie par le recul de la modération. Certaines publicités pouvaient plus fréquemment se retrouver entre deux tweets insultants, ce qui a rapidement gêné les marques.
La fuite est comparable à une hémorragie selon Elon Musk lui-même. Le milliardaire a annoncé en mars dernier que Twitter avait perdu la moitié de sa valeur depuis son rachat en octobre 2022.