Le responsable de la sécurité de Facebook sur le départ

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Facebook est mis en cause pour son rôle dans la campagne présidentielle de 2016.
Facebook est mis en cause pour son rôle dans la campagne présidentielle de 2016. © KAREN BLEIER / AFP
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Le chef de la sécurité (CSO) de Facebook serait sur le départ, selon les informations du "New York Times". Il assure être "pleinement engagé" dans son travail, mais quitterait le réseau social en juin.

C'est un responsable clé de Facebook de ces derniers mois. Axel Stamos, le Chief Security Officer (CEO) du réseau social serait sur le départ, selon des informations du New York Times, et quitterait le réseau social au mois d'août. Il a joué un rôle clé ces derniers mois pour aider l'entreprise à identifier les publicités politiques russes visant à influencer l'élection présidentielle américaine de 2016. Sur Twitter, Axel Stamos a assuré être "pleinement engagé dans son travail", mais ne précise pas s'il restera dans l'entreprise à long terme.

Personnage clé dans l'enquête sur les actions russes. Depuis son arrivée chez Facebook il y a trois ans, Axel Stamos a supervisé la sécurité du réseau social. C'est lui qui, après l'élection présidentielle américaine, a supervisé les recherches des publicités russes visant à influencer l'élection présidentielle américaine. Mais depuis quelques mois, ses responsabilités avaient été réduites et la plupart de son équipe avait été réassignée à d'autres divisions. Elle était passée de 120 personnes à seulement trois, selon les informations du quotidien américain. Il avait également perdu en décembre dernier la direction des équipes de sécurité de Facebook.

L'impact de Cambridge Analytica. Il était particulièrement actif sur les réseaux sociaux et notamment Twitter pour défendre le travail du réseau social en matière de sécurité. Il avait tweeté dimanche plusieurs messages pour tenter d'expliquer l'affaire Cambridge Analytica qui secoue Facebook depuis vendredi. Le réseau social est en effet mis en cause pour s'être laissé berner par une société voulant récolter des données personnelles à des fins électorales et avoir tardé à réagir une fois qu'il a découvert la supercherie. Le responsable de la sécurité a cependant supprimé ses tweets depuis en expliquant qu'il "aurait du faire un meilleur travail de réflexion avant".