Facebook note les usagers et leurs signalements de "fake news"

Facebook est régulièrement mis en cause pour son rôle dans la diffusion des "fake news".
Facebook est régulièrement mis en cause pour son rôle dans la diffusion des "fake news". © Mladen ANTONOV / AFP
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avec AFP, édité par Antoine Terrel
Le réseau social note ses utilisateurs de 0 à 1 en fonction de la qualité de leurs signalements, pour mieux lutter contre les "fake news". 

Régulièrement mis en cause pour son rôle dans la diffusion des "fake news", dont il faciliterait la propagation avec son logiciel, Facebook  a trouvé une nouvelle solution pour lutter contre ces accusations. Il note tous ses utilisateurs, entre zéro et un, en fonction de la fiabilité de ce que les internautes publient et de leur comportement sur le réseau social. 

La note varie en fonction des signalements effectués par les utilisateurs, c'est à dire quand ils alertent les équipes de Facebook sur un contenu grâce au petit bouton qui est présent à côté de chaque message. Ainsi, si un internaute alerte les équipes de Facebook sur une publication qui incite à la haine ou qui contient de fausses informations, sa note monte et se rapproche de 1, car Facebook considère que l'internaute lui facilite le travail et traitera ses signalements en priorité.

Facebook veut traiter plus rapidement les contenus haineux et les "fake news". À l'inverse, si l'utilisateur signale des messages qui sont tout à fait normaux, simplement parce qu'ils ne lui plaisent pas, sa note descend. Et si sa note devient trop basse, le réseau social n'étudie même plus ses signalements. Pour Facebook, l'idée est de gagner du temps et de traiter plus rapidement les contenus haineux et les fausses informations. 

"La raison pour laquelle nous procédons ainsi c'est parce que nous voulons que notre lutte contre la désinformation soit la plus efficace possible", a souligné l'entreprise, sollicitée par l'AFP.

Facebook réduit les options de ciblage de ses pubs pour éviter la discrimination

Facebook va supprimer 5.000 options permettant à ses utilisateurs professionnels de cibler au plus près le public de leurs publicités afin d'empêcher la discrimination raciale ou religieuse.

"Bien que ces options aient été utilisées de manière légitime pour toucher les gens intéressés par un certain produit ou un service, nous pensons qu'il est plus important de limiter le risque d'abus", explique mardi le réseau social dans un post de blog.

La semaine dernière, le ministère américain du logement avait accusé Facebook d'enfreindre la loi en permettant aux propriétaires de logements et aux agents immobiliers d'utiliser son système de ciblage des publicités très précis pour filtrer des clients qu'ils jugeaient indésirables. La plainte affirmait que les options de ciblage offertes permettaient d'écarter des potentiels clients sur la base de leur race, leur religion, leur nationalité ou encore un handicap.