5G : le gouvernement fixe un prix minimal à 2,17 milliards d'euros pour les opérateurs

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© David Becker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Le prix minimal, ou prix de réserve, vient compléter les conditions d'attribution des fréquences qui seront utilisées pour 5G.

Le prix minimal que paieront les opérateurs pour obtenir les fréquences utilisées dans le déploiement de la 5G sera de 2,17 milliards d'euros, a annoncé la secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher dimanche, dans l'édition internet des Echos.

Le prix minimal, ou prix de réserve, vient compléter les conditions d'attribution des fréquences qui seront utilisées pour la nouvelle technologie mobile, plus rapide et efficace que la 4G, déjà précisées lors de la publication du cahier des charges vendredi par le régulateur des télécoms (Arcep).

Un montant "raisonnable", selon Agnès Pannier-Runacher

Un montant qualifié de "raisonnable" par Agnès Pannier-Runacher, interrogée par le quotidien économique, et même "très attractif" en comparaison des prix atteints en Allemagne, où les enchères sur les fréquences 5G avaient dépassé les 6,5 milliards d'euros. 

Concrètement, les quatre opérateurs disposant d'un réseau en propre, Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR, débourseront dans un premier temps 350 millions d'euros chacun pour bénéficier d'un premier bloc de 50 mégaHertz (MHz) de fréquences, soit une première rentrée de 1,4 milliard d'euros pour l'Etat. Dans un second temps, le reste des fréquences disponibles seront mises aux enchères entre les quatre prétendants, pour un montant minimal de 70 millions d'euros par bloc de 10 MHz, pour un total de 110 MHz disponible.

Si l'Etat tirera au minimum 2,17 milliards d'euros pour les fréquences 5G, le montant pourrait au final s'avérer beaucoup plus élevé si jamais les opérateurs venaient à lutter pour obtenir plus de fréquences. Ces derniers peuvent en effet aller jusque 100 MHz de fréquences pour un seul opérateur. Or plus un opérateur dispose d'un bloc de fréquences important, meilleur est le service qu'il peut offrir.

La commercialisation de la 5G devrait intervenir en fin d'année 2020

Initialement attendue courant octobre, la procédure d'attribution des fréquences a été retardée de plusieurs semaines du fait de discussions principalement entre les opérateurs et le régulateur, de sources concordantes. Du fait des délais légaux inhérents à la procédure, l'attribution des fréquences devrait désormais intervenir avant le début du printemps, alors qu'elle était à l'origine attendue pour le tout début de l'année 2020.

La commercialisation de la 5G auprès du grand public devrait intervenir en fin d'année 2020, date à laquelle les opérateurs devront offrir une couverture dans au moins deux villes chacun.

Europe 1
Par Europe1 avec AFP