Juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré aux États-Unis continentaux depuis le début des relevés en 1895, selon la NOAA. Avec une température moyenne de 24,9°C, le pays a battu un record vieux de 90 ans.
Juillet 2026 restera comme un mois historique aux États-Unis. La température moyenne enregistrée sur le territoire continental, hors Alaska et Hawaï, a atteint 24,9°C, soit le niveau le plus élevé jamais mesuré depuis le début des relevés en 1895, a annoncé lundi l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).
Cette moyenne dépasse de 1,8°C la température habituelle d’un mois de juillet au cours du XXe siècle. Elle permet surtout aux États-Unis d’effacer un record qui résistait depuis 1936.
Un record vieux de 90 ans
Le précédent record avait été enregistré pendant le « Dust Bowl », une période marquée dans les années 1930 par une sécheresse exceptionnelle et de violentes tempêtes de poussière dans les Grandes Plaines du centre des États-Unis.
Les mois de juillet 2012, 2006 et 2022 complètent le top 5 des mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés. Une évolution qui illustre, selon les scientifiques, l’influence croissante du changement climatique provoqué par les activités humaines.
Plusieurs vagues de chaleur
En juillet, c’est dans l’Ouest américain que les températures ont été les plus élevées par rapport aux normales de saison. Le Wyoming a notamment connu des températures supérieures de 2,8°C aux normales.
Une première vague de chaleur a touché l’est du pays au début du mois, au moment où les États-Unis célébraient leur 250e anniversaire et accueillaient la Coupe du monde de football.
Selon une analyse du groupe de scientifiques World Weather Attribution, ces conditions particulièrement chaudes et humides auraient été « pratiquement impossibles » sans le réchauffement climatique d’origine humaine.
Une nouvelle vague de chaleur a ensuite frappé le nord-ouest du pays dans la deuxième partie du mois.
Près de la moitié du pays touchée par la sécheresse
La chaleur s’est accompagnée d’une importante sécheresse. Selon la NOAA, 48% du territoire continental américain était touché à différents degrés en juillet.
Ces conditions particulièrement sèches favorisent également la propagation des incendies, qui continuent de menacer plusieurs régions du pays.
L’ensemble de ces données concerne les États-Unis continentaux et exclut l’Alaska, Hawaï ainsi que les territoires américains d’outre-mer.
Une chaleur exceptionnelle à l'échelle mondiale
Le record américain s’inscrit dans une tendance plus large. L’Europe occidentale vient elle aussi de connaître sa période juin-juillet la plus chaude jamais enregistrée, selon le service européen Copernicus. En France, juillet 2026 a également été le mois de juillet le plus chaud jamais mesuré.
Une analyse des données de Copernicus montre que des régions où vivent environ 900 millions de personnes ont connu leur mois de juillet le plus chaud jamais observé.
En Amérique centrale et dans le nord de l’Amérique du Sud, notamment du Mexique au nord du Brésil, environ 110 millions de personnes ont été confrontées à des températures inédites pour un mois de juillet.
El Niño accentue les températures
Le phénomène El Niño joue également un rôle dans cette situation. Il se caractérise notamment par un réchauffement des eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial et entraîne des perturbations des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale.
Débuté en juin, le phénomène devrait atteindre son pic à la fin de l’année. La plupart des modèles prévoient un épisode d’une intensité exceptionnelle, potentiellement le plus fort jamais enregistré.
Le précédent épisode avait notamment contribué à faire de 2023 et 2024, respectivement, la deuxième et la première années les plus chaudes jamais enregistrées.