Jonas Vingegaard a frappé un grand coup ce vendredi 15 mai, sur les routes du Blockhaus, lors de la 7e étape du Tour d'Italie. Le Danois a remporté l'étape devant Felix Gall et Jai Hindley, Afonso Eulalio conserve le maillot rose.
Jonas Vingegaard s'est imposé comme prévu lors de la première arrivée au sommet du Tour d'Italie vendredi en haut du Blockhaus, mais dans des proportions moins larges qu'anticipé. Lorsque le Danois, grandissime favori de ce Giro, a attaqué à 5,5 km de l'arrivée dans cette montée particulièrement brutale des Abruzzes, beaucoup pensaient qu'il s'envolait pour assommer déjà la course, à la manière d'un Pogacar.
Au final, il a franchi la ligne, comme un sprinteur en lançant son vélo pour gagner le maximum de temps, avec seulement treize secondes d'avance sur l'Autrichien Felix Gall, auteur d'une montée aussi solide qu'intelligente. Derrière, un trio composé de Jay Hindley, Giulio Pellizzari et Ben O'Connor a réussi à limiter la casse en concédant un peu plus d'une minute alors que le jeune et prometteur grimpeur français Mathys Rondel a terminé sixième à 1'29".
"C'est une bonne journée pour nous"
"Je suis content d'avoir pu prendre du temps sur mes rivaux, c'est une bonne journée pour nous. On visait la victoire d'étape. Je suis extrêmement heureux d'avoir pu terminer le travail", a réagi Vingegaard qui, pour sa première participation au Giro, devient le 115e coureur de l'histoire à avoir gagné une étape sur chacun des trois grands Tours. "C'est très spécial", a apprécié le leader de Visma. Au classement général, il remonte au deuxième rang, à 3:17 d'Afonso Eulalio.
Title: The first one. 🥇
Author: Jonas Vingegaard, Stage 7, Giro d’Italia 2026.#GirodItaliapic.twitter.com/UI4TgDTYhK— Giro d'Italia (@giroditalia) May 15, 2026
Le Portugais, qui comptait plus de six minutes d'avance au départ, s'est battu comme un lion pour conserver son maillot rose avant de lâcher prise 200 mètres seulement avant l'attaque de Vingegaard.
Pellizzari se brûle les ailes
"Devant ils volaient, moi j'ai juste essayé de survivre. Dans le final j'ai explosé et si je n'avais pas eu Damiano (Caruso) avec moi j'aurais perdu une ou deux minutes de plus", a raconté le coureur de Bahrain qui peut espérer garder le maillot rose au moins jusqu'au contre-la-montre qui aura lieu mardi au lendemain de la journée de repos.
🇮🇹 🥇 𝐕𝐄𝐍𝐈. 𝐕𝐈𝐃𝐈. 𝐕𝐈𝐍𝐆𝐄𝐆𝐀𝐀𝐑𝐃#GirodItaliapic.twitter.com/ZMOfWonDpd
— Giro d'Italia (@giroditalia) May 15, 2026
Vingegaard y aura l'occasion de prendre un peu plus d'air face à ses rivaux qui sont d'abord des grimpeurs à l'image de Gall, peu à l'aise dans les chronos. Mais en montagne, l'Autrichien de l'équipe Decathlon CMA CGM, vainqueur au col de la Loze sur le Tour de France en 2023, sait y faire et vendredi il a fait jeu égal dans toute la dernière partie du Blockhaus (13,6 km à 8,4%) avec Vingegaard.
"C'est un grand rival"
"Felix est super fort et il l'a déjà montré souvent dans le passé. Je ne suis pas surpris qu'il termine si proche de moi. C'est un grand rival, je le savais déjà avant la course, il faudra le garder à l'œil", l'a applaudi le Danois. Lorsque Vingegaard est passé à l'attaque, Gall a tenté de le suivre quelques mètres avant de se rassoir et se caler sur son propre tempo pour lisser son effort.
"C'était la bonne manière de courir", a-t-il constaté. Tout l'inverse de Giulio Pellizzari qui s'est brûlé les ailes en s'accrochant à la roue de Vingegaard pour mieux exploser un kilomètre plus loin et voir Gall revenir sur lui et le doubler. "Une erreur", a concédé le jeune Italien de 22 ans, considéré comme le principal outsider de Vingegaard avant le départ du Giro.
"Je l'ai suivi parce que je me sentais bien, ça m'apprendra pour la prochaine fois", a souligné le co-leader de Red Bull Bora, devancé au sprint sur la ligne par son coéquipier Jay Hindley pour les bonifications de la troisième place.