Le coureur EF Education s'est imposé sur la 18e étape entre Voiron et Orcières-Merlette, devant Mauro Schmid et Matteo Jorgenson. Derrière, Valentin Paret-Peintre a craqué dans la montée, mais n'a plus qu'un point de retard sur Tajed Pogacar pour le classement du maillot à pois.
L'Équatorien Richard Carapaz, offensif comme jamais, a remporté en solitaire la 18e étape du Tour de France jeudi au sommet d'Orcières-Merlette lors du premier volet du triptyque alpestre. Le leader de l'équipe EF Education s'est extirpé d'un groupe de six coureurs échappés à 3,5 kilomètres de l'arrivée pour signer sa deuxième victoire sur la Grande Boucle après celle décrochée à Superdévoluy en 2024.
Le champion olympique de Tokyo s'est imposé avec 45 secondes d'avance sur le Suisse Mauro Schmid et l'Américain Matteo Jorgenson. Le Français Valentin Paret-Peintre a terminé quatrième à 1:14.
Journée aisée pour le peloton des favoris
Richard Carapaz, 33 ans, s'est montré le plus fort dans la montée finale vers Orcières-Merlette (7,1 km à 6,7%) en plaçant une première attaque, contrée, à quatre kilomètres du sommet. 500 mètres plus là, le vainqueur du Giro 2019 a mis une deuxième cartouche qui a cette fois cloué sur place ses cinq compagnons d'échappée pour s'envoler vers la victoire.
C'est la neuvième victoire d'étape dans un grand Tour pour Richard Carapaz qui a également levé les bras à quatre reprises sur le Giro et trois fois sur la Vuelta. Valentin Paret-Peintre n'a pas réussi à se mêler à la lutte finale pour tenter d'apporter à la France sa première victoire sur ce Tour, comme l'an dernier au Mont Ventoux.
Le grimpeur de Soudal Quick-Step s'est consolé en marquant à nouveau des points pour le maillot de meilleur grimpeur qu'il porte par procuration, deuxième de ce classement à seulement un point désormais de Pogacar.
Le peloton des favoris, où personne n'a tenté d'attaquer, est arrivé avec 4:35 de retard. Tadej Pogacar conserve la tête du classement général avec 4:32 d'avance sur Remco Evenepoel, suivi du Mexicain Isaac Del Toro et du Français Paul Seixas, avant les deux arrivées à l'Alpe d'Huez vendredi et samedi.
Mais le Slovène a vu l'un de ses coéquipiers, l'Américain Brandon McNulty, abandonner alors que plusieurs coureurs de sa formation UAE sont malades.