Tour de France et canicule : "des conditions vraiment terribles", souligne Thomas Voeckler

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Le peloton du Tour de France reprend la route, mardi, à Nîmes, sous des témpératures dépassant les 35°C. Notre consultant, Thomas Voeckler, détaille ce que cela implique pour les coureurs.
ANALYSE

Éviter les efforts physiques. Voilà ce que le gouvernement préconise en cas d'épisode caniculaire comme celui que la France va connaître de mardi à jeudi. Mais, pour les coureurs du Tour de France, ce conseil va évidemment rester sans suite. Reste à savoir comment appréhender au mieux ces fortes chaleurs, alors que la thermomètre va dépasser les 35°C dans le Gard, que les coureurs arpenteront mardi lors de la 16ème étape.

"Lors de journées avec une telle chaleur, il y a toute une préparation en amont", explique notre consultant Thomas Voeckler. "Les assistants sportifs, qui préparent les bidons, les mettent au dernier moment sur le vélo pour ne pas qu'ils prennent la température ambiante trop vite. Il y a aussi des glaçons qui sont mis dans des bas ou des collants que les coureurs se mettent sur la nuque au départ ou pendant la course. Ils sont stockés dans les glacières des voitures suiveuses pour avoir de l'eau très fraîche, que les coureurs vont utiliser pour s'asperger la nuque et les épaules."

Entendu sur europe1 :
Il faut de gros stocks d'eau dans les voitures

De fait, il faut de l'eau (fraîche) en plus grande quantité que d'habitude, ce à quoi se préparent les équipes (remplissage des glacières à ras bord avec des bidons et des glaçons) mais aussi les coureurs, qui s'assurent d'avoir toujours deux bidons sur leur vélo. "On s'arrose abondamment pendant la course", explique Thomas Voeckler. "Il faut ainsi de gros stocks d'eau dans les voitures parce qu'il faut s'arroser pour faire baisser la température corporelle." Lorsque la température du corps dépasse les 39 degrés, la performance peut s'en ressentir. "On peut aussi prendre du paracétamol avant le départ comme tout un chacun qui risque un coup de chaud", indique également l'ancien Maillot jaune du Tour. "Et puis après, c'est vogue la colère car c'est vraiment terribles comme conditions…"