Thierry Marx : "Les Japonais sont rapidement devenus des gens passionnés de rugby"

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Invité de la matinale d'Europe 1 ce vendredi matin, le chef étoilé Thierry Marx est revenu sur deux de ses passions : le rugby et, surtout, le Japon. 
INTERVIEW

Les Bleus parviendront-t-ils à se hisser en demi-finales de la Coupe du monde de rugby qui a lieu actuellement au Japon à l'issue de leur quart de finale qui les opposera au pays de Galles ? Suspense. On sait en revanche que Thierry Marx sera devant son écran dimanche matin. Le chef étoilé était l'invité inattendu d'Europe 1, vendredi matin, où il a fait part de son intérêt pour la gastronomie, le sport et la culture, mais aussi de son rapport au Japon, avec qui il entretient "une relation extra-conjugale depuis 25 ans", selon ses dires. 

Joueur de rugby à Fontenay-sous-Bois

Le chef étoilé, adepte de sport -il a participé aux 20 km de Paris dimanche et passionné de judo, porte également un grand intérêt au rugby, même si cet aspect de sa vie est un peu moins connu. "Je jouais en amateur, je le faisais à Fontenay-sous-Bois pour remplacer les copains. J'ai d'ailleurs croisé là-bas un autre chef français, et ami, Christian Constant, qui, lui, jouait avec l'équipe première comme beaucoup de cuisiniers !", a-t-il raconté, au micro d'Europe 1. Celui qui jouait au poste de demi de mêlée a salué un club qui a réussi à "faire jouer tous les mômes du quartier pour essayer de concevoir une équipe qui n'existait pas vraiment à Fontenay-sous-Bois". 

La découverte du Japon via le judo

Mais sa pratique du rugby n'a pas duré longtemps. Car, sa vraie passion reste avant tout le judo. C'est d'ailleurs ce sport qui lui fera découvrir le Japon. "J'ai découvert le Japon quand j'étais gamin grâce au judo puis j'ai eu la chance d'y travailler et maintenant j'ai une entreprise au Japon. J'en suis ravi", détaille-t-il.

Fin connaisseur du pays, il s'est dit étonné que les Japonais aient développé aussi rapidement l'amour du ballon ovale. "Je ne pensais pas que le rugby s'implanterait aussi vite et aussi fort au Japon. C'est vraiment un sport de combat et je pense que les Japonais sont rapidement devenus des gens passionnés en partie en raison de ça. Cette Coupe du monde fait fureur au Japon et on voit également une équipe japonaise qui a finalement fini par s'installer parmi les meilleurs. "Je suis ravi de regarder leurs matches." 

Quart de finaliste de la Coupe du monde pour la première fois de leur histoire, les "Brave Blossoms" affronteront l'Afrique du Sud, dimanche (12h15). "Ils ont une façon de se préparer qui n'est pas banale. Ils font un travail sur le physique et la stratégie de jeu et puis, ils savent faire venir des joueurs, mais aussi des entraîneurs, de l'extérieur. Et aujourd'hui, cette équipe japonaise s'impose. Jusqu'où va-t-elle aller ? Je n'en sais rien mais en tout cas, elle s'impose désormais sur la scène internationale", a-t-il relevé. 

"Il est facile de grossir au Japon"

Interrogé sur la cuisine japonaise, souvent vue comme peu calorique, le cuisinier déconstruit quelques clichés. "Il suffit de connaître les izakayas - les bistrots japonais - et de croiser des sumotoris, pour comprendre qu'il est également facile de grossir au Japon. Il y a beaucoup de diversité dans ce pays. Vous avez des gens de taille assez imposante et puis des gens, certes, de petite taille". "Mais je pense qu'être à la hauteur est plus important qu'être à la taille", ajoute-t-il avec humour. 

Et si le cuisinier devait concocter un menu pour l'équipe de France avant son match de dimanche ? "Probablement que nous serions sur du 80% végétal, 20% de protéine animale et un peu de céréales. Ce sont des athlètes de haut niveau donc ils ont tous des préparateurs physiques mais aussi des préparateurs de nutrition." Le physique des joueurs de rugby a évolué d'après lui : "On voit bien que le physique moyen de nos joueurs de rugby est devenu plus affûté, musclé et tonique. Et cela crée, d'ailleurs, d'autres traumatismes… Nous ne sommes plus sur les profils de bons vieux piliers qui, à la troisième mi-temps ou avant un match, pouvaient manger un cassoulet ou un confit de canard." 

Europe 1
Par Laura Andrieu