Super Ligue : pourquoi le PSG ne fait pas partie des clubs fondateurs

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Selon Charles Villeneuve, l'explication de la non-participation du PSG de Nasser al-Khelaïfi réside dans ses liens avec le Qatar (photo d'illustration). 1:34
Selon Charles Villeneuve, l'explication de la non-participation du PSG de Nasser al-Khelaïfi réside dans ses liens avec le Qatar (photo d'illustration). © FRANCK FIFE / AFP
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Proches de l'Etat qatarien, qui organise la prochaine Coupe du monde de la Fifa, les dirigeants du PSG n'ont pour l'instant pas rejoint la liste des douze clubs "sécessionnistes" qui entendent créer une compétition concurrente de la Ligue des champions. Mais cette situation est-elle durable ? Europe 1 fait le point. 

Pour l'instant, c'est non. Le PSG ne fait pas partie de la liste des douze clubs à l'initiative de la création de la Super Ligue privée de football, qui doit concurrencer la Ligue des Champions. Aucun club français - ni allemand - ne figure d'ailleurs aux côtés du Real Madrid, du FC Barcelone, de Liverpool, Manchester United ou encore la Juventus de Turin, qui ont annoncé la naissance de cette nouvelle compétition, lundi. Europe 1 vous explique les raisons pour lesquelles le club parisien n'en est pas pour le moment… Et celles pour lesquelles sa position pourrait évoluer. 

"Les dirigeants du PSG ne vont pas se mettre à dos la Fifa"

"Le Paris Saint-Germain a des dirigeants qui sont liés à l'Etat qatarien", explique Charles Villeneuve, ancien président du PSG et "Grande voix" d'Europe 1. "Or, le Qatar organise la prochaine Coupe du monde de football. Elle est supervisée par la Fifa, la fédération internationale de football, qui a réagi de manière très rapide et très ferme", poursuit-il. Le président de l'instance, Gianni Infantino, a indiqué "désapprouver fortement" le projet de Super Ligue, fustigeant des dirigeants qui "devront subir les conséquences". "Dès lors, ils [les dirigeants du PSG, ndlr] ne vont pas se mettre à dos la Fifa pour aller avec douze clubs qui tentent de faire sécession", conclut Charles Villeneuve. 

Un doute demeure toutefois quant au "refus" formulé par le Paris-Saint-Germain : la question de sa participation s'est-elle ouvertement posée à ce stade ? "Nous n'avons pas encore invité le PSG et nous n'avons pas parlé aux clubs allemands", a affirmé lundi le patron du Real Madrid, Florentino Pérez, à la manœuvre dans ce dossier. Selon une fuite du Spiegel, le PSG et les clubs allemands disposeraient "d'invitations" leur permettant de changer d'avis selon la manière dont évolueront les événements. 

La crainte d'une fuite des superstars parisiennes

Si la sécession devenait effective, les recours de l'UEFA devant la justice semblant peu solides, le PSG pourrait-il bouger ? Selon L'Équipe, le président Nasser al-Khelaïfi pourrait jouer les intermédiaires entre l'UEFA et les fameux douze clubs, avec lesquels il partage l'ambition de devenir une référence à l'échelle mondiale. 

Autre argument, avancé par l'ancien grand argentier du football Jean-Claude Darmon : si la Super Ligue devait voir le jour sans le PSG, les répercussions sur l'effectif parisien se feraient sentir. "Les enjeux financiers seront tels que le PSG, même avec des moyens  potentiellement énormes, aura du mal à rivaliser", estime-t-il au micro d'Europe 1. "Ils feront l'effort sur un joueur, sur peut-être deux…" Et devront potentiellement voir leurs autres superstars rejoindre le club fermé des participants à cette nouvelle compétition. 

 

Europe 1
Par Margaux Lannuzel