Mort de Raymond Poulidor : "Nous n'aurons plus de champion aussi populaire", estime Thomas Voeckler

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Raymond Poulidor sur le Tour 1968 (2000x1000) AFP 2:20
© AFP
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Quelques heures après l'annonce du décès de Raymond Poulidor à l'age de 83 ans, l'ancien coureur français a fait part sur notre antenne de sa "grande tristesse". "Il n'y aura pas d'autre champion français aussi populaire", estime l'un des derniers chouchous du public du Tour de France, Maillot jaune à 20 reprises durant sa carrière.
RÉACTION

Héros "intergénérationnel", Raymond Poulidor restera comme un cas unique du cyclisme français, selon l'ancien consultant d'Europe 1 et actuel sélectionneur de l'équipe de France, Thomas Voeckler. "Nous n'aurons pas un autre champion français aussi populaire, ce n'est pas possible", a estimé Thomas Voeckler dans le Grand journal du soir

Une "grande gentillesse" 

Né trois ans après la fin de la carrière professionnelle de Raymond Poulidor en 1977, Thomas Voeckler, l'un des coureurs français les plus populaires au 20ème siècle, a pourtant l'impression de l'avoir suivi comme s'il était présent, tant il a vu "des images, des photos". S'il semblait se démarquer sur le vélo "par son panache", l'ancien meilleur grimpeur du Tour de France peut témoigner que Raymond Poulidor marquait les esprits "par sa gentillesse en dehors du vélo", et ce, malgré les très nombreuses sollicitations qu'il pouvait recevoir, "du matin jusqu'au soir".

Un regard "pointu" sur le cyclisme

Encore présent dans la caravane du Tour de France l'été dernier, Raymond Poulidor a jusqu'au dernier moment fait preuve d'un regard "très pointu" sur le cyclisme, selon Thomas Voeckler, même si "le cyclisme d'aujourd'hui n'est pas le même qu'il y a 40-50 ans. "Il était toujours dans le coup", estime le consultant d'Europe 1.

Alors que Julian Alaphilippe était encore en jaune, Raymond Poulidor fut d'ailleurs l'un des rares à faire d'Egan Bernal son favori avant l'arrivée dans les Alpes. "Il connaissait les tactiques de courses, le potentiel des coureurs", raconte le manager de l'équipe de France. "Bien malin celui qui aurait pu dire le nom du vainqueur à trois ou quatre étapes de la fin, et lui l'avait donné."

Europe 1
Par Cédric Chasseur