Mondial de rugby : le XV de France s'impose dans la douleur face aux États-Unis (33-9)

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Baptiste Serin a inscrit l'un des cinq essais des Bleus face aux États-Unis, mercredi.
Baptiste Serin a inscrit l'un des cinq essais des Bleus face aux États-Unis, mercredi. © FRANCK FIFE / AFP
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Les Bleus ont fait la différence en fin de match, où ils ont inscrit trois de leur cinq essais, signant ainsi une victoire bonifiée, importante en vue d'une qualification pour les quarts de finale.

L'essentiel est assuré, mais pour le reste… Le XV de France a éprouvé pendant une heure de grosses difficultés pour battre les États-Unis (33-9), équipe a priori la plus faible de sa poule, mercredi, à Fukuoka, dans le sud du Japon, pour confirmer son succès inaugural à la Coupe du monde contre l'Argentine (23-21).

L'objectif est atteint, avec ce deuxième succès, assorti du point de bonus offensif, qui permet aux Bleus de garder leur destin entre leurs mains avant d'affronter, dès dimanche à Kumamoto, les Tonga. Avec, potentiellement, la qualification pour les quarts de finale en jeu. Mais l'idée générale, avant de se mesurer aux rugueux joueurs du Pacifique sud, était de s'épargner des souffrances mentales autant que physiques pour que les remplaçants qui seront titulaires dimanche gardent de l'influx.

Une heure de jeu crispante pour les Bleus

La mission est ratée pour les Bleus, dans un de ces matches face à une équipe plus faible sur le papier qu'ils ne parviennent que très rarement, dans leur histoire, à prendre et terminer par le bon bout. La catastrophe industrielle d'une défaite comme celle subie face aux Tonga lors du Mondial 2011 (19-14) a été évitée. Mais c'est un euphémisme d'écrire que les Bleus, s'ils n'ont jamais été menés, ont vécu une deuxième période crispante jusqu'aux troisième et quatrième essais, libérateurs, inscrits coup sur coup par Gaël Fickou (67e, 19-9) et Baptiste Serin (70e). Laminés par les Anglais en ouverture (45-7), les "Eagles" ont manqué de souffle six jours plus tard.

Les États-Unis sont ainsi revenus à trois petites longueurs (12-9) après une pénalité de AJ MacGinty (61e), sanctionnant une énième faute française (ballon gardé au sol par Maxime Médard après un cafouillage d'Alivereti Raka). Et même si un essai de Raka, sur une passe jugée à tort en avant par l'arbitre néo-zélandais Ben O'Keeffe (50e), aurait dû mettre les Bleus à l'abri plus tôt, ils ne peuvent se réfugier derrière cette erreur pour expliquer la très pâle copie rendue pendant une heure.