À quelques heures de la finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal, les supporters parisiens se préparent à rejoindre Budapest. Entre sacrifices financiers, longs trajets et passion intacte, tous rêvent d'un deuxième sacre européen consécutif.
Les supporters du PSG prêts pour le grand départ vers Budapest. Ce week-end, le Paris Saint-Germain dispute la finale de la Ligue des champions face à Arsenal. Une affiche programmée demain soir à 18 heures à Budapest, en Hongrie.
Rencontre avec ces supporters parisiens qui s'apprêtent à faire le déplacement avec un immense espoir : voir le PSG décrocher une deuxième Ligue des champions consécutive.
"Même les jambes dans le plâtre, j’y vais"
Tenue complète du PSG sur les épaules, Éric peine à contenir son excitation. Abonné au Parc des Princes depuis 49 ans, il se prépare à prendre la route vers Budapest : "Le départ, c'est samedi matin de Beauvais. Arrivée à Vienne, on prend un véhicule de location, on va jusqu'à Budapest et après le match on refait pareil, mais dans le sens inverse."
Un voyage estimé à 400 euros aller-retour. Un déplacement auquel il ne renoncerait sous aucun prétexte : "La mort, une opération grave, si je suis dans le coma… N'importe quoi. Mais même avec les jambes dans le plâtre, j'y vais."
Des sacrifices pour vivre "un rêve"
Même détermination chez Tom, jeune supporter parisien qui a puisé dans ses économies pour assister à cette finale : "J'ai eu des places il y a deux ou trois semaines, j'ai eu de la chance. On n'a pas beaucoup d'argent mais on a réussi à trouver un vol pas très cher."
Le retour s’annonce compliqué. "Par contre, on a un bus retour le lendemain matin très tôt. Je pense qu'on ne va pas beaucoup dormir, mais franchement c'était immanquable." Une nuit qui pourrait être encore plus courte en cas de victoire parisienne.
"Ils me font rêver"
Alain, lui aussi, compte bien donner de la voix dans les tribunes hongroises : "C'est le dernier match, il faut tout arracher et moi je suis confiant." Supporter du PSG depuis l'âge de 5 ans, il mesure l'importance de ce moment.
"Ça fait des années que je les suis. J'ai 50 ans aujourd’hui et franchement ils me font rêver. Je serai derrière eux quoi qu'il arrive." En cas de sacre, Alain a déjà tout prévu : rentrer à Paris dès samedi soir pour accueillir les joueurs dimanche à leur retour de Budapest.