Ligue Europa : tenu en échec par le Betis Séville, Rennes peut s'en vouloir

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Lo Celso et Ben Arfa, anciens partenaires au Paris Saint-Germain, n'ont pas su se départager mercredi.
Lo Celso et Ben Arfa, anciens partenaires au Paris Saint-Germain, n'ont pas su se départager mercredi. © DAMIEN MEYER / AFP
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Les Bretons, qui menaient 2-0 puis 3-1, ont finalement concédé le match nul (3-3) face au Betis Séville, mercredi soir au terme d'un seizième de finale spectaculaire. Les Espagnols sont en position de force en vue du match retour.

Ou comment gâcher la fête. Le Stade Rennais, qui tenait son premier succès de l'histoire en seizième de finale de Ligue Europa, a dû se résoudre au match nul (3-3), mercredi soir face au Betis Séville. Devant leur public, les Bretons ont pourtant mené 2-0, puis 3-1, avant de s'écrouler en seconde période, concédant l'égalisation à la dernière minute (90e). La qualification pour les huitièmes de finale s'éloigne pour les joueurs de Julien Stéphan : à moins d'un improbable match nul au retour, il leur faudra désormais absolument l'emporter en Andalousie, dans une semaine.

Un avantage dilapidé. Deux buts d'entrée d'Adrien Hunou (2e) et de Javi Garcia contre son camp (11e) ont d'abord donné l'illusion d'une belle soirée européenne, sous le signe de la maîtrise. Mais, comme souvent depuis le début de sa campagne européenne, Rennes est retombé dans ses travers défensifs et collectifs et peut avoir des regrets. A 2-0, une perte de balle et un marquage inexistant a donné l'occasion à Giovanni Lo Celso, prêté par le Paris SG, de réduire la marque (32e). Le mano a mano s'est poursuivi avec un autre ancien du PSG, Hatem Ben Arfa, qui a redonné de l'air aux Rennais sur penalty juste avant la mi-temps (45e+3, 3-1).

Mais la deuxième mi-temps a été fatale aux Bretons. Le Betis a fini par réduire le score sur une tête de Sidnei, trouvé tout seul au second poteau sur un coup franc frappé par la légende sévillane Joaquin (3-2, 62e). Et c'est finalement le prodige mexicain Lainez qui a presque réduit à néant la débauche d'énergie bretonne en trompant Koubek, d'une frappe croisée à 13 secondes de la fin du temps réglementaire (3-3, 90e), dans un épilogue aussi cruel que logique.