Au terme d'une rencontre décevante, le Racing Club de Strasbourg a été éliminé en demi-finale de Ligue Europa Conférence, après une nouvelle défaite contre le Rayo Vallecano. Les joueurs en bleu disent adieu à leurs espoirs de finale.
Il n'y aura donc pas deux clubs français en finale d'une coupe d'Europe cette année. Déjà battu au match aller à Vallecas (0-1), le Racing Club de Strasbourg s'est incliné une nouvelle fois face au Rayo Vallecano en demi-finale de Ligue Conférence de l'UEFA malgré le soutien incandescent de la Meinau (0-1, cumulé 0-2). Une immense désillusion pour les Alsaciens, qui rêvaient de disputer la première finale européenne de leur histoire.
Après l'euphorie née du renversement héroïque face à Mayence en quarts de finale (défaite 0-2 à l'aller, victoire 4-0 au retour), Strasbourg a brutalement redescendu sur terre.
Une première période catastrophique
Le Racing est totalement passé à côté de son rendez-vous. Peu agressifs, incapables de presser correctement et sans véritable révolte, les hommes de Gary O'Neil ont livré une première période indigne d'une demi-finale européenne. Même la grève des encouragements des ultras durant les quinze premières minutes, en contestation contre l'actionnaire BlueCo, semblait symboliser le manque d'énergie général côté strasbourgeois.
Le Rayo Vallecano, pourtant privé d'Ilias Akhomach blessé à l'échauffement, a rapidement pris le contrôle de la rencontre. Mike Penders a longtemps retardé l'échéance avec plusieurs arrêts décisifs, notamment devant Alemao dès la 9e minute. Mais le gardien belge n'a finalement rien pu faire juste avant la pause. Après une frappe de Florian Lejeune repoussée, Alemao a suivi dans une défense totalement apathique pour ouvrir le score (42e).
Cette ouverture du score venait logiquement sanctionner une première période à sens unique. Les Espagnols ont largement dominé les débats avec 15 tirs contre un seul pour Strasbourg avant la pause. Seul Guéla Doué a tenté d'apporter un peu de mouvement offensif, sans réussite.
Un réveil beaucoup trop tardif
Au retour des vestiaires, Gary O'Neil a tenté de réagir en lançant Sebastian Nanasi afin d'apporter davantage de dynamisme offensif. Strasbourg a montré un visage légèrement plus entreprenant pendant quelques minutes, mais cette rébellion est rapidement retombée. Le Rayo, parfaitement maître de son sujet, a continué à contrôler le rythme de la rencontre grâce à son expérience et son vice.
Les Espagnols ont même été proches du break, mais Mike Penders a encore sauvé les siens avant que Jorge de Frutos ne manque un but quasiment tout fait. Strasbourg, lui, a bien eu quelques opportunités d'égaliser, notamment par Valentin Barco dont la tentative lobée a failli surprendre Augusto Batalla.
Le symbole de cette soirée ratée est finalement arrivé dans le temps additionnel. Après une main d'Oscar Valentin dans la surface, le Racing a obtenu un penalty inespéré pour relancer totalement le suspense. Mais Julio Enciso a vu sa tentative repoussée par Batalla (90e+4), confirmant définitivement la faillite alsacienne dans cette double confrontation.
Une saison qui s'effondre
Cette élimination vient conclure une fin de saison particulièrement douloureuse pour Strasbourg. Après la défaite en demi-finale de Coupe de France contre Nice (0-2), le club alsacien échoue une nouvelle fois aux portes d'une finale. Et avec une 8e place en Ligue 1 insuffisante pour décrocher une qualification européenne, le Racing termine finalement cette saison les mains vides.
Le Rayo Vallecano affrontera désormais Crystal Palace en finale de Ligue Europa Conférence, le 27 mai à Leipzig. Les Anglais, actuellement 15es de Premier League, ont validé leur qualification après leur victoire contre le Shakhtar Donetsk (2-1, cumulé 5-2). Strasbourg, de son côté, devra digérer cette immense désillusion.