Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Premier but, doublé en finale, centenaire… L'histoire en cinq actes de Zinédine Zidane avec le Stade de France

Ce vendredi soir (20h45), les Bleus défient l’Italie au Stade de France lors de la troisième journée de la Ligue des nations. [FRANCK FIFE / AFP]

Près de vingt ans après son dernier match comme joueur au Stade de France, Zinédine Zidane retrouve ce vendredi soir l’enceinte dionysienne, cette fois dans le costume de sélectionneur des Bleus. Face à l’Italie, un adversaire chargé de souvenirs, "Zizou" va renouer avec une pelouse qui a marqué les grandes heures de sa carrière.

"Zizou" retrouve son jardin. Ce vendredi soir (20h45), les Bleus défient l’Italie au Stade de France lors de la troisième journée de la Ligue des nations. L’occasion pour le nouveau sélectionneur de l’équipe de France, Zinédine Zidane, de retrouver l’enceinte dionysienne, la première de l’Hexagone à pouvoir accueillir 80.000 spectateurs. La légende tricolore retrouve le stade dans lequel elle a écrit une partie de sa glorieuse histoire.

28 janvier 1998 : une première

La relation entre Zizou et le Stade de France a débuté le 28 janvier 1998, à quelques mois de la Coupe du monde. En affrontant la sélection espagnole en match amical, les Bleus ont inauguré l’enceinte de Saint-Denis, sous les yeux du président français de l’époque, Jacques Chirac. Malgré une pelouse abîmée par le gel hivernal, le numéro 10 de l’équipe de France a inscrit pour toujours son nom dans l’histoire du SDF en devenant le premier buteur de l’antre des Bleus. Comme un symbole.

JACQUES DEMARTHON / AFP

18 juin 1998 : un rouge sans conséquence

Mais comme dans toute relation, il y a des hauts et des bas. Et Zinédine Zidane a également connu des moments plus difficiles sur la pelouse du Stade de France. Toujours lors de cette année du premier sacre mondial des Bleus, le meneur de jeu français a montré que même les meilleurs pouvaient perdre leur sang-froid.

Face à l’Arabie saoudite (4-0), en match de poules de la Coupe du monde 1998, Zinédine Zidane a été exclu après avoir essuyé ses crampons sur son adversaire, Fouad Amin. Un geste d’humeur de Zizou, comme il a pu en avoir dans sa carrière, qualifié d’"impardonnable" par Didier Deschamps, le capitaine français à l’époque. Malgré la colère d’Aimé Jacquet et deux matches de suspension, l’attitude de Zizou n’aura pas empêché les Bleus d’aller décrocher le Graal moins d’un mois plus tard, toujours dans la même enceinte.

GABRIEL BOUYS / AFP

12 juillet 1998 : un doublé historique

Après avoir vu rouge sur la pelouse du Stade de France face à l’Arabie saoudite, Zizou devait se mettre au vert face à la plus grande sélection du football, le Brésil, en finale du Mondial 98. C’est lors des grands matches que les joueurs se font un nom. Et ce soir du 12 juillet 1998, Zidane avait décidé d’inscrire le sien pour toujours dans les livres d’histoire.

Lui qui quittera les Bleus sur un coup de tête en 2006 a d’abord propulsé la France sur le toit du monde avec deux coups de casque devenus légendaires face aux Brésiliens. Deux corners, deux têtes, un doublé et le cœur des Français conquis pour toujours. Ce soir-là, Zinédine Zidane a guidé les siens vers la première étoile des Bleus. Un sacre (3-0) qui aura réuni tout un peuple derrière cette France 98. Avec cette performance, Zizou avait désormais une place privilégiée dans le cœur des Français, au point d’avoir son visage projeté sur l’Arc de Triomphe lors des célébrations qui ont suivi la victoire finale face au Brésil.

PATRICK HERTZOG / AFP

6 octobre 2001 : une rencontre pas si amicale

Mais les performances de Zidane au Stade de France n’ont pas toujours donné lieu à des scènes de liesse et de joie. Trois ans plus tard, le 6 octobre 2001, l’équipe de France recevait la sélection algérienne dans l’antre de Saint-Denis. Une rencontre amicale censée célébrer l’amitié entre la France et l’Algérie, mais qui n’aura pas répondu à toutes les attentes.

OLIVIER MORIN / AFP

D’origine kabyle, Zinédine Zidane a été conspué par le public présent au Stade de France, en grande majorité composé de supporters des Fennecs. Mais cette rencontre aura surtout été marquée par une fête gâchée, notamment avec la Marseillaise sifflée avant le coup d’envoi et l’envahissement du terrain, qui a entraîné l’interruption définitive de la rencontre à la 76e minute.

27 mai 2006 : la der pour le centenaire

Après une retraite internationale d’un an, Zinédine Zidane retrouve les Bleus en août 2005, avec en ligne de mire la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Quelques mois plus tard, le 27 mai 2006, il dispute face au Mexique son dernier match au Stade de France. Une rencontre particulière à plus d’un titre puisque le meneur de jeu fête ce soir-là sa 100e sélection, tandis qu’un certain Franck Ribéry connaît sa première apparition sous le maillot tricolore. Les deux hommes ne tarderont d’ailleurs pas à nouer une complicité remarquée lors du Mondial allemand, où la France atteindra la finale.

PASCAL PAVANI / AFP

Pour sa dernière apparition dans l’enceinte dionysienne en tant que joueur, Zidane voit les Bleus s’imposer 1-0 grâce à un but de Florent Malouda. Le Stade de France ignore alors qu’il vient d’assister à la dernière apparition de son numéro 10. Près de vingt ans plus tard, c’est dans un tout autre costume que Zizou va retrouver cette pelouse : celui de sélectionneur de l’équipe de France, face à l’Italie.

Les Italiens étaient les derniers à avoir affronté Zidane sous le maillot bleu, lors de la finale de la Coupe du monde 2006. Près de vingt ans après cette soirée à Berlin, Zizou et la Squadra Azzurra se retrouvent donc, cette fois à Saint-Denis. Des retrouvailles forcément particulières.