Le gendarme Nivel décoré par l'Allemagne pour son "engagement en faveur de l'amitié franco-allemande"

  • A
  • A
Le gendarme Nivel avait été grièvement blessée en 1998.
Le gendarme Nivel avait été grièvement blessée en 1998. © THOMAS SAMSON / AFP
Partagez sur :
Le gendarme avait été grièvement blessé par des hooligans allemands à Lens lors de la Coupe du monde 1998. 

"Vous êtes un exemple" : le gendarme Daniel Nivel, grièvement blessé par des hooligans allemands à Lens lors de la Coupe du monde 1998, a été décoré par le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, mardi à Paris, pour son "engagement en faveur de l'amitié franco-allemande".

"Vous méritez notre plus grande admiration". "Dans votre situation, beaucoup de gens auraient choisi de tourner le dos à l'Allemagne et au football, et qui vous en aurait alors voulu ? Vous avez choisi un autre chemin", a salué le ministre allemand en décorant Daniel Nivel de la Croix de Chevalier de l'Ordre du Mérite d'Allemagne, quelques heures avant la rencontre de Ligue des nations entre la France et l'Allemagne au Stade de France.

"Vous méritez notre plus grande admiration, vous êtes un exemple", a encore expliqué le ministre.

Il conserve d'importantes séquelles. L'ancien gendarme de 63 ans avait presque été lynché par des hooligans allemands alors qu'il assurait, en tant que gendarme mobile, la sécurité du match de poule opposant l'Allemagne à la Yougoslavie le 21 juin 1998 lors de la Coupe du monde.

Originaire du nord de la France, l'ancien gendarme était accompagné de son épouse Lorette de qui il est "totalement dépendant" pour vivre du fait d'importantes séquelles, avait expliqué en juin son avocat Antoine Vaast à l'AFP.

"Cela me touche que vous souffriez toujours des conséquences de cette attaque odieuse", a observé Heiko Maas. "La justice a été rendue, mais il est impossible de réparer ce qui s'est produit".

Daniel Nivel a été remercié pour son action en faveur de "l'amitié franco-allemande" via la fondation qui porte son nom, créée en octobre 2000 à l'initiative de la fédération allemande avec la participation de la fédération française de football (FFF), de l'UEFA et de la Fifa. Cette fondation aide à "construire un dialogue constructif" entre les acteurs du football, supporters, policiers, clubs, a précisé le président de la fédération allemande Reinhard Grindel.