"J’ai eu l’honneur d’inscrire le deuxième but de l’histoire du Stade de France"

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Mardi soir face à Andorre, les Bleus du football disputeront le 100ème match de leur histoire dans leur enceinte fétiche. L’occasion pour Patrick Braouezec, longtemps député-maire de Saint-Denis, de revenir sur ses souvenirs.
INTERVIEW

"A Saint-Denis, il y a deux monuments : la basilique des rois et le Stade de France". Longtemps député-maire PCF de Saint-Denis, Patrick Braouezec, interrogé mardi sur Europe 1, connaît bien la plus célèbre enceinte sportive de France. Il assistera donc avec une émotion certaine à France-Andorre mardi soir, le 100ème match des Bleus dans "leur" stade. Le seul au monde à avoir accueilli à la fois une finale de Coupe du monde de football et de rugby, mais aussi des mondiaux d’athlétisme, avant de devenir stade olympique en 2024.

Pour le grand public, c’est Zinedine Zidane "himself" qui a inscrit le premier but de l’histoire du Stade de France, en janvier 2016 face à l’Espagne. Et pourtant…  "Il y avait eu un match au mois de novembre 1995 entre les salariés des entreprises qui avaient construit ce stade, et le Variété club de France, animé par quelques anciennes gloires", rappelle Patrick Braouezec. "C’était un match très émouvant, pare que les ouvrier sont arrivés avec des flambeaux dans le stade, il  y avait toute leur famille étaient là, il y avait en gros 15.000 personnes pour assister à ce premier match. Et le premier buteur, contrairement à ce que l’on dit, c’est un rugbyman, c’est (Serge) Blanco. Et j’avais eu l’honneur de marquer le deuxième but", ajoute  l’ancien député dans un sourire.

"Non, le stade de France n’est pas dépassé"

Et à l’heure où des questions se posent sur la pérennité du stade, à l’heure où d’autres enceintes ouvrent en région parisienne, notamment à Nanterre, Patrick Braouezec est catégorique : "Non il n’est pas dépassé. Bien sûr qu’il y a une certaine concurrence pour certains événements, mais pas pour tous", tempère l’actuel président de la structure intercommunale Plaine Commune. "Quand on a des grands concerts avec Muse, Coldplay ou d’autres qui sont déjà venus et qui reviendront peut-être..."

Et c’est un souvenir musical que l’élu convoque ensuite. "C’est même Johnny qui avait inauguré les concerts au stade de France (en fait les Rolling Stones quelques semaines plus tôt). Et notamment un premier concert qui avait dû être reporté parce qu’il pleuvait des cordes. Et comme c’était une série de trois concerts, on ne pouvait pas prendre le risque de noyer toute la sono pour ce premier. Il a fallu qu’on attende une demi-heure pour annoncer au public que le concert était reporté. Car il fallait que la RATP mette en place tout le service pour que les spectateurs puissent repartir en toute tranquillité. C’était le premier grand moment d’angoisse dans ce stade, à savoir annuler le premier concert de Johnny Hallyday."

Europe 1
Par Rémi Duchemin